doivent Trois (3) des six (6) membres du Collectif des anciens cadres de Gabon Télécom – Libertis, présents à Libreville @ DR
Dans une déclaration faite samedi à Libreville, un collectif de six (6) anciens agents de Gabon Télécom – Libertis ont marqué leur étonnement et leur indignation, après avoir découvert sur les médias sociaux leurs noms parmi les ‘’fossoyeurs’’ des deniers publics dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Noël Borobo Epembia, Fulbert Andjaï, Henri André Ogouamba, Jean-Pierre Nkori, Léopold Marius Ossiyi et Émile Wani, affichent d’autant plus leur indignation pour avoir été cités dans cette « gravissime » affaire, alors qu’ils avaient cru bon de saisir, en avril 2007, le ‘’gendarme financier de l’Etat’’ à travers une « Demande de non-conformité des actes de Privatisation de Gabon-Télécom », afin que la Cour des comptes les conditions dans lesquelles cette opération avait été conduite.

Alors que dans sa décision rendue en août 2007, la Cour des comptes avait expressément considéré qu’elle n’était pas compétente pour apprécier la constitutionnalité ou l’inconstitutionnalité des actes réglementaires ou conventionnels relatifs à la requête de ces anciens cadres de Gabon Télécom – Libertis ; et donc déclaré irrecevable la saisine, ces derniers s’interrogent alors comment, près de vingt ans après, la seule référence à cette requête a pu être présentée aujourd’hui comme preuve d’une condamnation ou d’une implication personnelle dans un détournement de deniers publics.
Ne demandant à personne de leur croire sur parole, les membres du Collectif estiment que le débat public mérite mieux l’amalgame. « Les noms peuvent être publiés. Les faits, eux, doivent être démontrés », ont-ils martelé, non sans formuler une exigence capitale. « Nous demandons donc des faits précis. Si la publication du 14 septembre 2026 entend établir un lien entre nos personnes et l’affaire des 1 700 milliards de Francs CFA, nous demandons simplement que soient rendus publics les éléments précis qui fondent cette association », disent-ils.
« Nous demandons notamment : la décision de justice exacte qui nous concernerait personnellement ; son numéro et sa date ; la juridiction qui l’aurait rendue ; les faits précis qui nous seraient reprochés ; le montant exact qui serait éventuellement imputé à chacun ; et, le cas échéant, la nature exacte de toute condamnation ou mise en débet qui nous concernerait », ajoutent-ils.
La preuve par les faits
Les anciens cadres de Gabon Télécom – Libertis, ‘’maladroitement’’ cités dans l’affaire des 1700 milliards de Francs CFA distraits des finances publiques exigent que les faits soient établis à partir de documents, de décisions de justice et de preuves vérifiables. « Nous assumons pleinement notre démarche de 2007 et nous sommes disposés à produire les documents en notre possession permettant de comprendre les raisons et les circonstances de nos différentes démarches auprès des institutions de la République », suggèrent-ils.
Diffamation et affirmations péremptoires
A l’endroit des médias, influenceurs, pages et utilisateurs des réseaux sociaux qui ont repris ou pourraient reprendre cette information, le Collectif appelle « à faire preuve de la plus grande rigueur. Lorsqu’une information porte atteinte à l’honneur et à la réputation de personnes nommément désignées, la vérification des faits et des sources n’est pas une option. Nous nous réservons, en conséquence, le droit de solliciter, selon les voies légalement appropriées, toute rectification, tout retrait, tout droit de réponse et toute réparation qui pourraient être justifiés par les contenus diffusés et par le préjudice éventuellement subi », préviennent-ils.
Féeodora Madiba
