Élargissement de la voie d’Okala : l’État rassure les familles impactées

Le gouvernement gabonais a échangé avec les familles concernées par le projet d’élargissement de la voie d’Okala, à Libreville, afin de répondre aux inquiétudes liées aux éventuelles démolitions et de préciser les contours du futur aménagement. La rencontre, conduite avec les autorités locales et les représentants des populations, visait notamment à favoriser le dialogue autour d’un projet présenté comme nécessaire à l’amélioration de la circulation et à l’accessibilité d’un futur hôpital spécialisé dans la prise en charge des AVC.

Pour Marie-Françoise Dikoumba, gouverneur de l’Estuaire, cette concertation devait permettre de « clarifier » la situation et de rétablir un climat de confiance avec les riverains. Mays Mouissi, ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, a précisé que le document présenté ne constitue pas encore le plan définitif du projet. « Cette pathologie appelle de la rapidité lorsqu’on doit transférer les malades », a-t-il expliqué, en référence aux contraintes liées à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux. Les observations des familles doivent ainsi contribuer à l’élaboration de la version finale de l’aménagement.

Du côté des populations concernées, la rencontre a permis de dissiper une partie des inquiétudes. « Nous sommes plus ou moins édifiés, éclairés et il y aura encore d’autres projections », a indiqué un représentant du collectif des familles impactées, tout en réaffirmant la volonté des riverains d’accompagner le projet. Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, a également rappelé la volonté présidentielle de privilégier la concertation avec les populations avant la mise en œuvre des projets publics.

Une nouvelle phase doit débuter avec le déploiement des équipes de l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), en collaboration avec les services des Travaux publics. Elles procéderont au recensement des personnes et des biens susceptibles d’être affectés par le futur élargissement. Cette étape doit permettre de préciser l’emprise du projet et de disposer d’une base concrète pour la poursuite des échanges avec les familles.

Darelle MMabelle Ayingone

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