Deux citoyens gabonais ont été récemment interpellés en possession de quatre pointes d’ivoire et d’une queue d’éléphant, annonce un communiqué de l’ONG Conservation Justice (CJ) qui affirme avoir participé à la traque des présumés trafiquants en collaboration avec l’administration des Eaux et Forêts et la Police Judiciaire (PJ).
L’interpellation s’est déroulée dans un quartier de la place à Libreville. Lors de la procédure, les deux présumés suspects ont été pris en flagrant délit de détention et de tentative illégale de commercialisation de quatre pointes d’ivoire et d’une queue d’éléphant, une espèce intégralement protégée au Gabon.
Cette arrestation met en lumière, les faiblesses de contrôle alors que les trophées de faune saisis transitent souvent d’une province à une autre, échappant à la vigilance des contrôles.
Luc Mathot, Directeur de Conservation Justice, précise que : « Sous couvert du conflit homme éléphant, qui constitue une problématique majeure au Gabon, certains braconniers et trafiquants organisent l’abattage d’éléphants et la commercialisation de leur ivoire. C’est manifestement le cas ici sachant que l’un des suspects auraient abattu au moins six éléphants et tenté de tromper l’administration des Eaux et Forêts ».
La détention, le transport et la vente d’ivoire sont punis par la loi au Gabon. Devant être fixés sur leur sort par un magistrat, les deux présumés trafiquants de faune ont été placés en garde. Ils risquent une peine d’emprisonnement allant jusqu’à dix (10) ans et une amende équivalente au quintuple de la valeur du produit saisi conformément aux articles 390 et 398 du Code pénal.
Marie Dorothée
