« La Concorde » : Georges Damas Aleka entre dans la mémoire nationale

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a inauguré ce lundi 17 août 2026, à Libreville, un espace dédié à Georges Damas Aleka, auteur-compositeur de l’hymne national « La Concorde ». Organisée à l’occasion de la fête nationale, cette cérémonie rend hommage à l’une des figures majeures de l’histoire politique et culturelle du Gabon.

Le bâtiment La Concorde, situé sur la place de l’Indépendance, porte désormais le nom de Georges Damas Aleka. L’esplanade a également été rebaptisée en son honneur. Par ce geste, le chef de l’État a voulu honorer la mémoire d’un homme dont le nom reste intimement lié à l’identité nationale.

La cérémonie a réuni plusieurs chefs d’État africains, des délégations officielles et des membres de la famille du défunt. La présence de ses proches a donné une dimension particulière à cet hommage, plus de trois décennies après sa disparition.

Au nom de la famille, un représentant de Georges Damas Aleka a exprimé sa reconnaissance au président de la République pour cette décision. Il a salué un geste qui, selon lui, dépasse le cadre familial pour toucher la mémoire collective du pays. « Les mots seuls ne suffiront pas pour vous exprimer notre profonde gratitude pour ce geste mémorable », a-t-il déclaré.

Georges Damas Aleka reste surtout associé à « La Concorde », l’hymne national adopté le 17 août 1960, au moment de l’accession du Gabon à l’indépendance. À travers cette œuvre, son nom demeure présent dans les cérémonies officielles et dans la vie quotidienne des Gabonais.

Mais l’homme ne fut pas seulement musicien. Il occupa aussi plusieurs responsabilités politiques au sein du jeune État gabonais. Président de l’Assemblée nationale de 1964 à 1975, il participa aux premières années de construction institutionnelle du Gabon indépendant.

L’hommage rendu à Georges Damas Aleka permet également de rappeler la mémoire d’autres figures historiques, parmi lesquelles Léon Mba, Paul-Marie Indjendjet Gondjout, Louis Bigman et Jean-Hilaire Obame. Les pionniers des mouvements syndicaux et culturels, tels que Laurent Antchouey et Émile Issembé, figurent aussi dans cette mémoire nationale.

Le choix de la fête nationale pour consacrer cet espace à l’auteur de « La Concorde » donne une portée particulière à la cérémonie. Le lieu devient ainsi un point de mémoire consacré à celui dont l’œuvre accompagne, depuis 1960, les grands moments de la République.

À travers cette inauguration, Georges Damas Aleka retrouve donc une place visible au cœur de Libreville. Pour les nouvelles générations, le lieu permettra de mieux connaître le parcours de cet homme dont l’œuvre musicale et l’action politique appartiennent désormais à l’histoire du Gabon.

Darene Mabelle Ayingone

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