Le Campus Mbongui 2026 a officiellement ouvert ses portes ce lundi 27 juillet à Libreville. Organisateurs, enseignants et étudiants se sont retrouvés à l’ancien siège de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), au quartier Haut de Gué-Gué, dans le 1er arrondissement, pour une première journée consacrée à la prise de contact et à l’organisation des deux semaines de formation.
Cette journée inaugurale a rassemblé les étudiants gabonais, les participants venus des différents pays de la sous-région ainsi que plusieurs enseignants internationaux. Afin de permettre à tous les participants de faire connaissance et d’harmoniser le programme, les communications prévues dans l’après-midi ont été reportées au lendemain. Les organisateurs précisent que cette journée sera compensée samedi prochain, initialement prévu comme journée de repos.

À partir du 28 juillet et jusqu’au 9 août, les participants rejoindront la Pointe Denis et le site de Mfoulameyong, où se déroulera l’essentiel des enseignements théoriques et des activités pratiques. Étudiants, enseignants et encadreurs y seront durant toute la durée du campus.
Le Campus Mbongui s’inscrit dans les missions confiées à la CEEAC par les chefs d’État et de gouvernement d’Afrique centrale. Son objectif est de favoriser la circulation des savoirs au sein de la sous-région et de renforcer l’accès à la connaissance pour les citoyens d’Afrique centrale, désormais désignés comme Afro-centraux. Une gouvernance spécifique a été mise en place afin de soutenir cette ambition scientifique et politique.

Le coordinateur international du réseau Bantuphonie, le Dr Fabrice Agyune Ndone, explique que la première semaine sera principalement consacrée aux enseignements théoriques. « Les participants seront initiés aux notions de bioculture ainsi qu’à la thématique centrale de cette école d’été, intitulée « Langues, savoirs endogènes et écologie » » . Des visites de terrain, notamment à Raponda-Walker, viendront compléter ces apprentissages afin d’illustrer les concepts abordés en salle.
De son côté, David Blaise Ossene, directeur de l’Éducation, de la Culture et du Développement technologique à la Commission de la CEEAC, rappelle que le programme s’adresse aux étudiants titulaires d’une licence, d’un master ou engagés dans un doctorat. L’objectif est de leur offrir une immersion académique de haut niveau et de favoriser des échanges durables avec des enseignants et chercheurs venus de plusieurs horizons.
Au-delà de la formation, l’ambition du Campus Mbongui est de positionner l’Afrique centrale comme un acteur reconnu de la production scientifique. Pour les responsables du projet, il ne s’agit pas de rester dans une logique régionale, mais de créer les conditions d’un dialogue entre les savoirs développés en Afrique centrale et ceux du reste du continent et du monde.
Sur le plan institutionnel, l’initiative est portée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, tandis que sa coordination scientifique est assurée par le laboratoire BLSB (Bantuphonie, Langues endogènes, Savoirs et Biodiversité).
Pendant deux semaines, théorie, échanges et immersion sur le terrain rythmeront ainsi le Campus Mbongui 2026, avec l’ambition de contribuer à la valorisation des savoirs endogènes et au renforcement de la coopération scientifique en Afrique centrale.
Darene Mabelle Ayingone
