SEEG : un réseau présumé de trafic de matériels démantelé à Libreville

La Direction générale des recherches (DGR) a interpellé plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans un réseau de recel de matériels appartenant à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). L’opération s’est déroulée le week-end dernier à Cosmoparc, dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville, où les enquêteurs ont saisi plusieurs équipements techniques, notamment des compteurs d’eau et d’électricité ainsi que du matériel lié au Projet intégré d’alimentation en eau potable de Libreville (PIAEPAL).

Cette intervention intervient après une première série d’arrestations effectuées le 30 juin dernier dans le cadre d’une enquête sur le vol et la revente d’équipements publics. Selon Gabon 24, les investigations menées par la DGR visent à identifier les personnes impliquées dans les circuits de récupération et de commercialisation de ces matériels.

Les enquêteurs ont présenté un homme comme le principal receleur présumé. Interrogé sur la présence des équipements de la SEEG dans son commerce, celui-ci conteste toute participation à un réseau de vol. Il affirme exercer une activité commerciale et explique s’approvisionner auprès de fournisseurs étrangers, notamment à Dubaï et en Turquie.

Le suspect indique avoir acquis les équipements retrouvés auprès d’un agent de la SEEG plusieurs années auparavant. Il assure ne pas avoir eu connaissance d’une éventuelle origine frauduleuse des matériels proposés à la vente.Un second individu interpellé dans cette affaire a reconnu avoir fourni une partie des équipements saisis par les agents de la DGR. Il affirme avoir agi dans un contexte de difficultés financières liées à son état de santé et soutient qu’il ignorait également le caractère illégal de ces transactions.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue du réseau présumé et d’identifier d’autres personnes susceptibles d’être impliquées. Les enquêteurs cherchent notamment à retracer l’origine des matériels retrouvés et les circuits utilisés pour leur revente.

Le trafic de matériels issus des infrastructures publiques représente un enjeu pour les services essentiels, notamment dans le secteur de l’eau et de l’électricité. Les équipements dérobés peuvent affecter le fonctionnement des réseaux et compliquer les opérations de maintenance.

Cette nouvelle opération de la DGR intervient dans un contexte de lutte contre les vols de biens publics. Les autorités judiciaires doivent désormais établir les responsabilités de chaque personne mise en cause au terme des procédures en cours.

Tryphene Lembah

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