Sous la supervision du Directeur général de l’Institution, Carl Nguéba Boutoundou, la Caisse des pensions et des prestations familiales (CPPF), a lancé ce lundi, dans ses locaux, sis entre l’Hôtel de ville de Libreville et le ministère de la Fonction publique, au lancement d’une vaste opération d’identification biométrique des retraités de l’Etat. L’objectif affiché est triple : « assainir le fichier des pensions, procéder à des mises à jour régulières et sécuriser durablement les données des bénéficiaires », a renseigné la Cheffe de la Délégation provinciale de la CPPF dans l’Estuaire, Judith Mengué.
Pour être enrôlés, les retraités doivent présenter soit la nouvelle carte nationale d’identité biométrique, soit le passeport biométrique. À défaut, une identification manuelle est possible : il suffit de communiquer le numéro de pension pour accéder au dossier et effectuer immédiatement les opérations d’usage.
La procédure inclue la collecte de données biométriques et des cartes photos (format identité),parce qu’ «un assuré qui est venu ouvrir ses droits il y a 10 ans n’a pas le même faciès », a expliqué Madame Méngué, soulignant l’importance de rafraîchir les profils pour limiter les risques d’erreurs ou de fraude.

Les avantages sont concrets : moins de déplacements inutiles pour les retraités lors des renouvellements, et pour l’administration, un fichier central fiable et sécurisé, d’autant plus utile que les pensionnés résident aujourd’hui aux quatre coins du monde.
Satisfaction palpable chez les retraités
« C’est une très bonne initiative pour nous les retraités. Je suis venu pour me faire me faire enrôler », s’est réjoui Alain Serge Djaniveda, Président de l’association SOS Retraités, avant de vanter l’organisation et l’accueil : « L’accueil est très bon. On a été bien reçus ici. Les agents sont souriants et courtois envers les personnes âgées », s’est-il exclamé.
Le leader syndical a appelé à généraliser rapidement l’opération à l’intérieur du pays :« Il y a ceux qui sont à l’intérieur du pays, l’opération doit continuer à s’étendre », a-t-il exhorté; plaidant dans le même temps pour un dialogue permanent entre l’État et la CPPF, afin d’améliorer les conditions de vie des pensionnés, notamment en limitant les déplacements des plus âgés et des plus éloignés.
Cette campagne s’inscrit dans un effort plus large de modernisation de la gestion des prestations sociales au Gabon. Si elle gagne rapidement l’hinterland, comme espéré, elle pourrait constituer une avancée majeure pour la transparence et le bien-être des retraités gabonais du secteur public.
Féeodora Madiba, Darène Mabelle Ayingone et Christina Thélin Ondo
