Ndougou / Bendjé : L’élu national au contact de sa base

Le député René Guibouanga, a organisé dimanche, au siège du Conseil départemental de Bendje, à Port-Gentil, province de l’Ogooué-Maritime (littoral sud), une Journée de réflexion citoyenne du district de Ndougou autour du thème « État des lieux et perspectives d’avenir des services essentiels ». Objectif : identifier les problèmes majeurs et proposer des solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations.

Durant plus de cinq heures d’échanges, les habitants ont évoqué les difficultés liées à l’économie locale, la santé, l’éducation, les télécommunications, les transports terrestre et lagunaire, les routes, l’électricité et la sécurité.

« C’est la première fois qu’un élu organise une telle rencontre. C’est louable de collecter des informations pour mieux défendre nos droits au Parlement. Mais le district souffre surtout de l’enclavement, de l’absence de routes praticables et de moyens fluviaux », a confié Michel Bernard Mombo Mboma, ressortissant de Ndougou.

« Notre centre médical ne fonctionne pas. Il faut un médecin et une sage-femme. En matière d’éducation, il n’y a pas de structures adéquates et nous sommes obligés de rester en ville avec nos enfants », a pour sa part dénoncé Estelle Bagadi, native de la localité.

Peuplé d’environ 12 000 habitants répartis entre neuf villages lagunaires et douze autres sur le continent, la localité de Ndougou ne dispose plus d’ambulance. L’hôpital compte seulement quatre infirmiers pour cinq dispensaires et un centre de santé, dont seuls trois fonctionnent partiellement.

L’état piteux des routes freine également l’économie locale. « C’est très difficile d’acheminer la banane par la route. Par voie fluviale, seules quelques pirogues assurent la liaison », déplore Madame Bagadi.

Reconnaissant que « le district manque de tout », le député a précisé que l’objectif « n’est pas de jeter l’anathème sur le gouvernement », mais de proposer des solutions à court, moyen et long terme.

Il a annoncé la réfection en cours de l’ambulance fluviale, tout en soulignant la nécessité de régler la question de la motorisation. Cette rencontre visait ainsi à établir un diagnostic partagé et à formuler une offre technique à soumettre au gouvernement pour sortir Ndougou de son ‘’isolement’’.

M.-O. Mignonne et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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