En marge de la 49ᵉ session du Conseil des gouverneurs du FIDA à Rome, le Ministre de l’agriculture, Pacôme Kossy, s’est entretenu vendredi avec le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu. Au cœur des échanges : le renforcement technique et financier du secteur agricole gabonais.
Cette audience de haut niveau a permis de jeter les bases d’un partenariat redynamisé. Les discussions ont principalement porté sur l’élaboration d’une stratégie nationale des systèmes agroalimentaires, avec pour objectif; sortir d’une agriculture de subsistance pour bâtir des projets d’investissements structurants et, surtout, « bancables ».
Ces projets devront s’aligner sur les chaînes de valeur prioritaires identifiées par Libreville, afin d’attirer les capitaux nécessaires à la modernisation des campagnes.
Le Ministre Pacôme Kossy et le Directeur général de la FAO ont également abordé l’intégration plus active du Gabon dans les grandes plateformes internationales. Cela inclut notamment : L’initiative « Main dans la main » (Hand-in-Hand), visant à accélérer la transformation agricole dans les pays où les capacités sont limitées, les mécanismes de surveillance et de lutte relatifs aux maladies animales transfrontalières, un enjeu sanitaire majeur pour le développement de la filière élevage.
Cette offensive diplomatique à Rome n’est pas isolée. Elle s’inscrit directement dans la vision des plus hautes autorités de la République, portées par le Président de la République, chef de l’État, chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Pour l’exécutif gabonais, l’enjeu est de taille : assurer une transformation durable et souveraine du secteur agricole et rural pour réduire la dépendance aux importations et garantir la sécurité alimentaire des populations. Avec le soutien technique de la FAO, le Gabon espère transformer son potentiel en une réalité économique tangible.
Betiness Makosso
