L’Affaire opposant Adrien Nguema Mba, ancien Délégué Spécial de la Mairie de Libreville, actuel Ministre de l’intérieur à Joe Frédéric Madouta, président du Syndicat libre de la mairie de Libreville (SYLAML), sur le supposé délit de diffamation, connaîtra son épilogue le 26 février prochain.
S’estimant diffamé, l’ancien Délégué Spécial à la Mairie de Libreville avait porté plainte contre le syndicaliste. Ce dernier dénonçait à l’époque du règne du délégué spécial, dans le cadre de ses activités syndicales, l’augmentation des nominations à des postes stratégiques (lesquelles seraient les parents du Délégué spécial) ; l’existence de supposées gabegies financières et l’inapplicabilité des décrets portant révision du système de rémunération des agents municipaux.
Durant l’audience correctionnelle, l’avocat de la partie civile n’a pas pu donner la preuve constitutive du délit reproché. Selon SOS Prisonniers, l’avocat de sieur Madouta a soutenu que son client agissait dans un cadre strictement syndical et professionnel, pour défendre les intérêts des agents municipaux.
« Il a rappelé que : Son client dénonçait l’annulation d’un arrêté important ; Cinq (5) personnes ont été nommées le 05 juin 2025 à des postes stratégiques sans passation de service que ces propos relevaient d’une dénonciation d’intérêt général », souligne le compte rendu de l’ONG chargée de la défense des droits humains.
L’avocat de la défense qui demande au tribunal la relaxe pure simple de son client, a également invoqué l’article 285 du Code pénal, estimant que les déclarations incriminées ne concernaient pas la vie privée de plaignant Adrien Nguema Mba et ne revêtaient aucun caractère diffamatoire.
Dans son réquisitoire, le Ministère public a précisé qu’aucune disposition légale n’interdit en soi la nomination d’un proche à une fonction administrative, en l’absence de texte spécifique.
Estimant que les propos visaient une personne déterminée et portaient atteinte à son honneur, le parquet a requis : « la déclaration de culpabilité et une peine de six (6) mois d’emprisonnement avec sursis ».
Antoine Relaxe
