L’Union gabonaise de la presse sportive (UGPS) et le Comité national olympique gabonais (CNOG) ont signé mardi à Libreville une convention de partenariat stratégique qui acte la naissance du « Club de la Presse Olympique » dont le but est le rayonnement du sport national.
Le document a été signé par le président du CNOG, Crésant Pambo et Rodrigue Abdul Bekale Mezui, président de l’UGPS. L’objectif est clair : sortir le sport gabonais de l’amateurisme communicationnel pour l’inscrire dans une dynamique de performance et de monétisation.
La convention vise à instaurer un cadre permanent d’échanges et de formation. Pour Rodrigue Abdul Bekale, cet engagement est un « choix stratégique » pour bâtir une relation durable.
« La mise sur pied du Club de la Presse Olympique constitue une avancée majeure. Il s’agit d’un espace de dialogue, de formation et de collaboration où les journalistes et acteurs du mouvement olympique pourront travailler ensemble dans un esprit de confiance », a déclaré le président de l’UGPS.
Le protocole d’accord repose sur plusieurs piliers fondamentaux qui profitent aux deux parties. Pour les journalistes : Un accès privilégié à l’information olympique, des formations spécialisées sur les règlements internationaux (CIO, FIFA, CAF) et l’utilisation des nouvelles technologies (IA).
Le CNOG, à travers cet accord, souhaite une meilleure visibilité de ses actions, une promotion accrue des valeurs olympiques (excellence, respect, amitié) et une valorisation des performances des athlètes.
Crésant Pambo, président du CNOG a d’ailleurs insisté sur la nécessité de cette montée en compétence : « On ne peut pas faire de sport sans médias. La technicité des sujets traités aujourd’hui nous appelle à de plus hautes exigences. Vous ne pouvez pas parler du Comité Olympique sans en connaître les statuts ».

Au-delà de l’aspect technique, le président du CNOG voit dans ce partenariat un outil de développement économique. En professionnalisant le récit sportif, le Gabon espère mieux « vendre » son offre sportive pour attirer spectateurs et sponsors.
L’ambition est également portée vers le futur lointain. « Les victoires de 2032 se préparent aujourd’hui », a martelé Crésant Pambo, invitant les journalistes à être les porte-voix des réussites locales.
En unissant leurs forces, le CNOG et l’UGPS font le pari de la transparence et de la rigueur, avec pour seul horizon le progrès du sport gabonais sur la scène internationale.
Betines Makosso
