Route Alembé-Mikouyi : Démarrage du chantier

Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a procédé vendredi, à la Lopé, province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est), au lancement officiel des travaux d’aménagement et de bitumage du tronçon routier Alembé – Lopé – Carrefour Leroy – Mikouyi. Long de 306 kilomètres et financé par l’État gabonais, ce projet d’infrastructure s’inscrit dans une stratégie de désenclavement territorial et de renforcement de la mobilité à l’échelle nationale.

Prévu pour une durée de 48 mois, le chantier sera exécuté en deux sections avec des travaux menés simultanément. L’axe routier traverse et relie quatre provinces : le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo, le Moyen-Ogooué et l’Ogooué-Lolo et devrait contribuer à réduire les temps de parcours, faciliter l’acheminement des produits agricoles et forestiers vers les marchés et améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base.

Hermann Immongault a présenté cette infrastructure comme une réponse attendue par les populations locales. « Cette route n’est pas un symbole ni une promesse supplémentaire. Elle est une réponse concrète à une attente ancienne », a-t-il déclaré, soulignant que le projet vise à corriger une situation d’enclavement ayant longtemps limité les déplacements, l’activité économique et l’accès aux services essentiels.

Photo de famille du lancement officiel des travaux d’aménagement et de bitumage du tronçon routier Alembé-Mikouyi ©DR

Le Vice-président du gouvernement a également insisté sur la portée économique et sociale de l’ouvrage, estimant qu’il permettra de « désenclaver durablement la Lopé, renforcer son intégration au reste du pays et créer les conditions d’une activité économique plus dynamique ».

Le ministre des Travaux publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a qualifié l’opération de «projet structurant, attendu depuis plusieurs décennies ». Il a précisé que les normes de qualité, le respect des délais contractuels et la durabilité des ouvrages constituent « des exigences fermes du gouvernement».

Le projet intègre par ailleurs une dimension environnementale en raison de la proximité du Parc national de la Lopé, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Des mesures spécifiques sont annoncées pour limiter l’impact des travaux sur les écosystèmes, conformément aux études techniques et environnementales réalisées en amont, avec l’objectif de concilier développement des infrastructures et préservation du patrimoine naturel.

Au-delà de la route elle-même, plusieurs actions sociales sont prévues dans les localités traversées, notamment la construction d’un collège à la Lopé, la réalisation de forages d’eau, l’installation d’un éclairage public solaire ainsi que la réhabilitation ou la construction de logements pour les chefs de village.

Le chantier devrait générer près de 1 400 emplois et s’inscrire dans la politique nationale visant à faire des infrastructures de transport un levier de développement économique et de cohésion territoriale.

Christina Thélin Ondo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.