Crise à l’éducation nationale : Puis vint la médiation de l’Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a échangé ce jeudi avec une délégation du Collectif SOS Éducation « La Base ». Les discussions se sont déroulées présence de plusieurs députés, membres du Bureau de l’Assemblée nationale, autour de la crise qui affecte le secteur de l’Éducation nationale depuis plus d’un mois.

Photo de famille de ladite audience entre les parlementaires et les acteurs du secteur éducatif @ GA.

Ces échanges étaient l’opportunité pour les représentants syndicaux de présenter à leurs hôtes leurs principales revendications, portant notamment sur l’amélioration des conditions de travail des enseignants et la nécessité de rétablir un climat stable dans les établissements scolaires. Ils ont également évoqué les conséquences des perturbations répétées sur le droit à l’éducation des élèves.

S’exprimant au nom de la délégation syndicale, Hubert Boucka, porte-parole de SOS Éducation La Base, a indiqué que cette audience constitue une première démarche d’échange direct avec une institution parlementaire.

« C’est la première fois que nous sommes reçus par une institution pour être véritablement écoutés. Ce geste nous touche profondément et redonne espoir aux enseignants que nous représentons », a souligné le porte-voix des leaders syndicaux.

Marcel Libama, figure syndicale de proue du secteur de l’éducation nationale, a exprimé l’attente du corps enseignant quant aux suites de cette démarche. « Nous espérons que nos préoccupations seront relayées et prises en compte au plus haut niveau, dans l’intérêt des élèves et de l’école gabonaise », a-t-il plaidé.

Le président de l’Assemblée nationale a rappelé la responsabilité institutionnelle du Parlement face à une situation qui affecte le fonctionnement du système éducatif et l’avenir des élèves. Il a insisté sur le recours au dialogue comme cadre de recherche de solutions durables.

« Notre institution ne peut rester indifférente face à une situation qui touche directement l’avenir de nos enfants. Le dialogue demeure la voie privilégiée pour parvenir à des solutions durables », a-t-il déclaré.

Cette audience intervient alors que la crise dans le secteur éducatif se prolonge, avec des répercussions sur le déroulement des enseignements dans plusieurs établissements scolaires du pays. Le processus engagé devrait se poursuivre à travers d’autres consultations institutionnelles.

Christina Thélin Ondo

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