Malaise social : La CGSL préconise la mise sur pied d’un Conseil national du dialogue social

Face à la surchauffe actuellement constatée sur le front social et le  »rétrécissement » des libertés publiques, avec pour point d’orgue la récente incarcération de deux leaders syndicaux du secteur de l’éducation nationale (remis en liberté provisoire lundi), la Confédération générale des syndicats libres (CGSL) est montée au créneau pour en appeler à la vigilance et à la mobilisation des forces vives. Au terme d’un point de presse lundi, la CGSL a exigé la création d’un Conseil national du dialogue social pour contenir les tensions sociales ; tout en n’excluant pas diverses autres actions de terrain dans les tout prochains jours.

Pour sortir de l’impasse et prévenir l’extension du malaise qui tend à se propager dans la quasi-totalité des secteurs d’activités, la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) réitère donc sa proposition phare : la création d’un Conseil national du dialogue social.

Cet organe tripartite (État, Employeurs et Travailleurs) aurait pour mission d’anticiper les conflits et d’évaluer l’efficacité des réglementations sociales. Selon le Secrétaire général de la CGSL, Jean Claude Békalé, seul un cadre institutionnel crédible peut restaurer la confiance entre les employeurs et partenaires sociaux.

« La tension qui est palpable et croissante se propage comme une traînée de poudre », constate la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) qui a fermement condamné l’interpellation, qualifiée d’arbitraire, de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, deux figures de proue du syndicalisme gabonais.

Si elle se réjouit de leur libération lundi, la CGSL dénonce néanmoins, pour s’indigner, de la résurgence de ces pratiques « héritées d’une époque révolue, incompatibles avec un État de droit », a-telle fustigé.

Tout en se disant ouverte à un « dialogue sincère », elle a lancé un appel vibrant à ses membres, fédérations et syndicats de base pour une mobilisation totale en vue des prochaines élections professionnelles.

En prenant à témoin la communauté internationale, la CGSL dit se réserve en définitive, le droit d’entreprendre « toute action légitime » pour protéger les acquis sociaux et restaurer la justice sociale. Le bureau exécutif a d’ores et déjà invité ses militants à la détermination pour les « combats communs » de l’année 2026.

M.-O. Mignonne et Bétines Makosso

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.