Marcel Libama interpellé sur fond de grève dans l’éducation

« “Je vais faire le point des établissements et je vous dis que y’a rien, y’a pas cours, notre mouvement de grève est respecté (…)” » a déclaré Marcel Libama dans une vidéo rapidement devenue virale sur internet. Ces propos qui ont sans doute coûté à l’ancien leader syndical et figure du Mouvement SOS Éducation sa liberté dans un contexte de tension croissante entre les autorités et le secteur éducatif. 

Selon les informations de Média Afrique News, le leader du Mouvement serait retenu en « lieu privatif de Liberté » depuis ce lundi 19 janvier. Ces derniers jours, Marcel Libama s’est illustré par un activisme soutenu autour du mouvement de grève déclenché par des enseignants , relayé notamment par des enseignants en activité à travers le Mouvement SOS Éducation. Son discours affirmant le respect total de la grève et l’absence de cours dans les établissements contraste avec la position officielle des pouvoirs publics, qui dénoncent une volonté de maintenir la tension et de défier les instructions administratives.

L’interpellation de l’ancien syndicaliste soulève également la question de sa légitimité à conduire ou à influencer un mouvement social touchant des agents en activité. Enseignant à la retraite, sa présence dans cette mobilisation est perçue par certains comme un défaut de « qualité à agir ». Dans le même temps, le communiqué n°001 du ministère de l’Éducation nationale annonçant la reprise des cours ce lundi 19 janvier ne s’est pas traduit, sur le terrain, par un retour effectif et généralisé des élèves dans plusieurs établissements.

Pour rappel, le mouvement de grève des enseignants gabonais, principalement porté par le collectif SOS Éducation, a été déclenché le 10 décembre 2025 après l’expiration d’un préavis déposé le 8 décembre 2025. La grève, reconduite lors de l’assemblée générale du 10 janvier 2026, s’est poursuivie au-delà de la rentrée du 5 janvier 2026, paralysant plusieurs établissements malgré les appels du ministère de l’Éducation nationale à la reprise des cours. Au 19 janvier 2026, jour de l’interpellation de Marcel Libama, le mouvement était toujours en cours, reflétant la détermination des enseignants à obtenir satisfaction sur leurs revendications administratives, salariales et sociales.

Nkili Akieme

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