Souveraineté alimentaire : Oligui Nguema sur le terrain pour accélérer la production avicole

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a effectué, le 14 janvier 2026, une visite de terrain dans le département du Komo, notamment à Kango et dans ses environs, dans le cadre de sa stratégie visant à faire du Gabon un pays autosuffisant en produits avicoles, avec pour objectif la fin des importations de poulets de chair dès 2027.

Au cours de cette tournée, le chef de l’État a visité plusieurs exploitations agricoles et avicoles clés, parmi lesquelles les fermes Ethia et Frères, Rogers, Agrivert à Andeme, JRO Farms, ainsi que la Société Meunière et Avicole du Gabon (SMAG), située dans la plaine d’Ayémé à Nkoltang. Cette immersion sur le terrain lui a permis d’évaluer les capacités de production existantes et de s’enquérir des conditions de travail des acteurs locaux engagés dans le développement de la filière avicole nationale.

À la SMAG, leader national de la production d’œufs avec environ 40 millions d’unités produites chaque année, le président de la République a pu mesurer les avancées réalisées en matière de réduction de la dépendance aux importations. Les échanges avec les jeunes entrepreneurs, éleveurs et agriculteurs ont également mis en lumière les principaux défis du secteur, notamment l’accès aux intrants, au financement, aux infrastructures et aux marchés. Des contraintes que le chef de l’État s’est engagé à lever à travers un accompagnement accru de l’État.

En pleine visite à Nkoltang

Depuis plusieurs mois, les autorités gabonaises ont engagé une politique volontariste en faveur de la souveraineté alimentaire, avec en ligne de mire le plan « zéro poulet importé » à l’horizon 2027. La consommation nationale est estimée à près de 50 000 tonnes de poulets par an, un marché encore largement dominé par les importations. En misant sur la structuration de la filière avicole locale, l’amélioration des infrastructures rurales et la promotion de l’entrepreneuriat agricole, le Gabon ambitionne non seulement de réduire sa facture d’importations, mais aussi de créer des emplois et de dynamiser l’économie rurale.

Nkili Akieme et Darene Mabelle Ayingone

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