Medouneu : des infrastructures offertes au peuple, vandalisées par le peuple

À Medouneu, au Haut Nkomo dans le Woleu-Ntem, un plateau sportif communal récemment offert par le président de la République , Brice Clotaire Oligui Nguema, est aujourd’hui au cœur d’une controverse. Victime de vandalisme à répétition, cet équipement public illustre les limites du développement lorsque l’incivisme s’invite au cœur des initiatives étatiques.

Conçu pour favoriser l’épanouissement de la jeunesse et renforcer la cohésion sociale, le plateau sportif communal de Medouneu n’aura pas résisté longtemps aux comportements déviants de certains usagers. Démontage de l’éclairage solaire, arrachement des installations sanitaires, dégradations volontaires : les actes de vandalisme recensés ces dernières semaines ont progressivement vidé l’infrastructure de sa vocation première, ce qui en ressort de nos confrères de la UNE Woleuntemoise. Une situation d’autant plus préoccupante que l’équipement avait été offert par le Chef de l’État dans le cadre de sa politique de proximité et d’amélioration des conditions de vie des populations locales.

Face à cette dérive, la mairie de Medouneu, dirigée par le maire Henri Claude Obame, a décidé de frapper fort. Ce mardi 13 janvier, l’ensemble des accès au site a été mis sous scellés, et ce jusqu’à nouvel ordre. Une mesure radicale, certes pénalisante pour les nombreux usagers respectueux, mais jugée indispensable pour préserver ce qui peut encore l’être. La municipalité a condamné avec la plus grande fermeté ces actes qu’elle qualifie d’irresponsables, rappelant que les auteurs et leurs complices s’exposent à des sanctions sévères prévues par la loi.

Cet épisode de Medouneu met en lumière un défi majeur pour les pouvoirs publics gabonais : celui du changement de mentalités. Car au-delà des investissements et des infrastructures, le véritable combat se joue sur le terrain de la responsabilité citoyenne, condition indispensable pour que les ambitions de progrès portées par l’État produisent des résultats durables.

Nkili Akieme

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