Dans une déclaration faite ce mardi, en marge des travaux de la Commission interministérielle sur la crise qui mine le secteur de l’éducation nationale, les leaders syndicaux de la plate-forme SOS Education ont maintenu le mot d’ordre de grève qui paralyse l’école gabonaise depuis le début du mois de janvier en cours.
En dépit de la signature de 3000 fiches bleues, marquant l’attribution des premiers postes budgétaires aux enseignants en attente, SOS Education ne décolère pas. Elle invite plutôt l’ensemble des enseignants à la solidarité derrière les revendications émises, à faire preuve d’une attitude républicaine face au mouvement engagé et à rester sereins. « Cette fois-ci, tout ou rien », martèle la plate-forme syndicale.
SOS Education qui rejette toute incitation à la violence, affirme ne pas se reconnaitre dans les manifestations d’un certain ‘’Groupe SOS Education 5’’ et condamne « l’instrumentalisation et la politisation entretenues par certains extrémistes qui ont décidé de faire de cette noble quête autre chose que ce qu’elle est », lit-on.
Une des figures syndicales de proue, un des leaders de la plate-forme SOS Education, Marcel Libama, a, une fois de plus appelé les enseignants ce mardi, a davantage de mobilisation et de fermeté.
« C’est SOS Education qui nous a demandé de suspendre les cours, c’est aussi SOS Education qui nous dira quand est-ce qu’il faut reprendre les cours. Il n’y a que celui qui a décrété la grève qui peut la lever. Un membre du gouvernement ne peut pas lever la grève. Donc nous sommes en ce moment à la disposition de nos responsables de SOS Education, derrière lesquels nous devons tous restés mobilisés », a exhorté Marcel Libama.

Outre les primes de vacations, en cours de paiement, avec beaucoup de grincements et la régularisation des situations administratives avec effets financiers immédiats, les enseignants réclament aussi l’amélioration des conditions de travail et l’affectation définitive des chefs d’établissements scolaires, dont nombreux exercent en situation d’intérimaire.
Alors que la grève se durcit dans les écoles, la ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, demeure convaincue que la dynamique enclenchée au sein de la Commission interministérielle de crise permettra d’aboutir à des résultats concrets et porteurs d’avenir. « Je réaffirme mon attachement au dialogue et à la recherche des solutions concrètes », a-t-elle déclaré.
M.-O. Mignonne
