La FEG présente à Oligui Nguema ses perspectives d’une économie forte en 2026

Dans discours des vœux au chef de l’Etat gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema et son épouse Zita, le président de la Fédération des entreprises gabonaises (FEG), Alain Claude Kouakoua a dressé les perspectives d’une économie forte en 2026 au Gabon.

Après avoir présenté ses vœux de santé et de prospérité au numéro un gabonais et à son épouse Zita Oligui Nguema, le président de la FEG a estimé qu’en 2026, l’enjeu majeur pour une meilleure santé des entreprises gabonaises concerne la trésorerie.

Selon lui, les facteurs qui créent les tensions de trésorerie dans les entreprises sont entre autres les délais de paiement trop longs et incertains. Il y a aussi la persistance de la dette intérieure qui assèche les capacités financières des opérateurs économiques et freine l’investissement ainsi que la création d’emplois.

« Le règlement progressif de cette dette, combiné à une amélioration durable des délais de paiement de l’État, constitue un levier essentiel pour soutenir l’activité économique et sécuriser l’emploi formel », a-t-il soutenu face au chef de l’Etat assis sur un podium avec son épouse Zita Oligui Nguema à ses côtés.

« Le règlement total et définitif de la dette intérieure demeure indispensable pour redonner durablement du souffle à l’investissement et restaurer pleinement la confiance des entreprises », a-t-il recommandé comme vœux pour l’année 2026.

En retour, le président de la FEG a souligné que « la digitalisation des paiements et la modernisation des circuits financiers peuvent, à cet égard, jouer un rôle déterminant dans le rétablissement de la confiance entre l’État et ses partenaires économiques ».

Environnement des affaires

C’est le deuxième enjeu économique pour l’année 2026, martèle la FEG. « La multiplication des contrôles, la persistance de la parafiscalité et l’hétérogénéité des pratiques administratives créent une pression continue sur les entreprises formelles », affirme M. Kouakoua parlant au nom des adhérents de sa fédération.

À cela s’ajoute, selon lui, la prolifération de l’informel, qui fragilise l’équité économique, pénalise les entreprises en règle et érode durablement l’assiette fiscale.

Il est question en 2026 d’assurer une meilleure coordination des missions de contrôle, une harmonisation des procédures et une plus grande lisibilité des prélèvements. Objectifs, renforcer la confiance, à améliorer la compétitivité et à consolider durablement le climat des affaires.

Coûts logistiques et portuaires

La FEG a fait part à Oligui Nguema de ses tracasseries dans ce secteur. Les délais de dédouanement, la prolifération des intermédiaires et les surcoûts qui en résultent pénalisent directement les entreprises et alimentent la vie chère, selon la FEG.

En outre, la multiplication des transitaires, dont certains ne répondent pas toujours aux conditions requises pour l’exercice de cette profession, contribue à désorganiser la chaîne de dédouanement et à introduire des pratiques et des tarifs peu orthodoxes.

La FEG suggère une régulation plus rigoureuse du secteur des transitaires afin de sécuriser les procédures, de réduire les surcoûts logistiques et de restaurer la fluidité des opérations portuaires.

« Une réforme pragmatique de la chaîne portuaire, orientée vers la simplification, la digitalisation et la responsabilisation des acteurs, constitue un facteur clé pour améliorer la compétitivité de notre économie et réduire durablement les coûts », précise la FEG.

Enjeu social

La FEG rappelle que la CNSS et la CNAMGS sont des piliers essentiels du modèle de protection sociale au Gabon. « Leur pérennité est une priorité partagée », soutient-elle avant d’ajouter : « les réformes engagées dans ce domaine doivent s’inscrire dans une démarche concertée, progressive et équilibrée, afin de préserver la viabilité des entreprises formelles, sans compromettre les équilibres sociaux ».

La question de l’emploi, de la formation et du financement demeure un enjeu social important.

« L’adéquation entre les besoins du marché du travail et les dispositifs de formation doit être renforcée, afin d’offrir à la jeunesse gabonaise des perspectives concrètes et durables, tout en répondant aux besoins réels des entreprises », recommande la FEG qui soutient que ses suggestions ne sont pas de revendications mais « un appel à une action publique efficace, concertée et soutenable ».

La fédération félicite Oligui Nguema pour ses nombreuses réformes engagées pour transformer le pays. Elle souhaite que celles-ci produisent « des résultats concrets, visibles et mesurables, dans la vie des entreprises, dans l’emploi et dans le pouvoir d’achat des population ».

Antoine Relaxe

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