L’artiste gabonaise Amandine, plus connue sous le pseudonyme de “La Reine d’Empire”, vient d’ajouter une nouvelle distinction à son parcours. La chanteuse a remporté, il y a quelques jours à Yaoundé, le prix de Meilleure artiste féminine d’Afrique centrale à l’occasion de l’Acte 5 des SCIEDIE Awards, une cérémonie qui met en avant les figures marquantes de la culture, du divertissement et de l’innovation sur le continent africain.
Doublement nominée, l’artiste gabonaise confirme ainsi sa montée en puissance sur la scène musicale sous-régionale. Cette récompense vient saluer plusieurs années de constance artistique pour celle qui s’est imposée dans un registre mêlant sonorités traditionnelles gabonaises, rythmes populaires et identité culturelle affirmée. À travers ses œuvres, Amandine a progressivement construit une signature musicale reconnaissable, portée par une forte empreinte du terroir.
Cette distinction continentale n’a rien d’anodin. Elle consacre une artiste qui, depuis plusieurs années, défend une musique enracinée dans les traditions du Haut-Ogooué, tout en la rendant accessible à un public plus large. Née à Okondja, Amandine, de son vrai nom Ludie Sandrine Yavavah, s’est imposée dans l’univers musical gabonais grâce à une esthétique inspirée du rythme Empire, fortement ancré dans le sud-est du Gabon.
Au fil des années, “La Reine d’Empire” a su bâtir un répertoire populaire, alternant messages sociaux, célébration de la culture locale et chants inspirés du quotidien. En 2020 déjà, la sortie de son album “Andja M’Okeri” avait confirmé son ancrage dans une ligne artistique à la fois identitaire et accessible, avec des thématiques liées aux valeurs sociales, familiales et culturelles.

Cette nouvelle récompense vient également renforcer la visibilité de la musique gabonaise sur les scènes africaines. Dans un contexte où les artistes du pays cherchent davantage de reconnaissance à l’international, le sacre d’Amandine apparaît comme un signal encourageant pour la promotion des sonorités locales hors des frontières nationales. Son parcours illustre, à sa manière, la capacité des artistes gabonais à s’exporter sans renier leur identité culturelle.
Visiblement émue après cette consécration, l’artiste a exprimé sa reconnaissance envers les organisateurs de l’événement ainsi qu’à son entourage professionnel. Un hommage appuyé à son staff, qu’elle considère comme un maillon essentiel de son ascension. Une manière de rappeler que derrière chaque distinction, il y a aussi une équipe, une stratégie et un travail de longue haleine.
Déjà distinguée sur la scène nationale, notamment aux Kota Awards dans la catégorie musique traditionnelle, Amandine poursuit ainsi sa trajectoire avec un nouveau trophée à dimension régionale. Pour nombre d’observateurs, cette victoire à Yaoundé conforte son statut parmi les figures féminines les plus marquantes de la musique gabonaise actuelle et consolide son influence dans l’espace culturel d’Afrique centrale.
Tryphene Lembah
