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Le journaliste Bertin Ngoua Edou libéré après 4 jours au gnouf

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Bertin Ngoua Edou, Directeur de publication du bimensuel satirique Le Diagnostic © DR

Bertin Ngoua Edou, Directeur de la publication du bimensuel satirique Le Diagnostic interpellé lundi dernier à Libreville par des gendarmes qui l’ont conduit à la Direction générale des recherches (DGR) a été libéré vendredi après avoir été présenté devant un procureur de la République pour diffamation, a appris Gabonactu.com

Dans la dernière parution du 27 décembre dernier, le journal Diagnostic a publié un article affirmant que l’actuel président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), René Ndemezo’o Obiang a reçu de Brice Laccruche Alihanga, l’ex Directeur de cabinet d’Ali Bongo une somme de 800 millions de FCFA et 3 véhicules tout terrain. Le somptueux cadeau avait pour but de supplier le bénéficiaire de servir « d’avocat » auprès du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba afin que Laccruche Alihanga ne soit pas jeté en prison comme ses lieutenants.


René Ndemezo Obiang aurait disparu après avoir encaissé l’argent et les voitures sans plaider auprès d’Ali Bongo Ondimba, soutient le bimensuel.

La direction du journal soutient avoir obtenu ces informations des proches de l’ex ministre et député Tony Ondo Mba actuellement incarcéré à la prison centrale dans le cadre de l’opération Scorpion.

René Ndemezo Obiang et Tony Ondo Mba sont tous originaire de Bitam une ville du nord du Gabon. Les deux leaders ne se font pas forcément des bisous.

Dès sa libération, Bertin Ngoua Edou s’est rendu au domicile de René Ndemezo’o Obiang pour lui présenter les excuses de son journal.

La libération du journaliste est intervenue après une très forte pression en interne et à l’extérieur du pays.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) par exemple a rappelé aux autorités gabonaises que les sanctions prévues par les articles 183 à 186 et 192 à 196 du Code de la communication en vigueur depuis 2017 prévoient notamment des amendes, la suspension d’un média, le retrait provisoire ou définitif de son autorisation, mais aucune peine privative de liberté pour des faits commis dans l’exercice du journalisme.

Le Gabon occupe la 115e position sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.

Carl Nsitou

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