Gabon : le FMI décaisse 155.29 millions de dollars US (environ 96 milliards de FCFA)

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé ce lundi 27 juin un nouveau décaissement de 155.29 millions de dollars US soit environ 96 milliards de FCFA au profit du Gabon dans le cadre d’une seconde tranche de l’accord triennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé par le FMI le 28 juillet 2021, annonce un communiqué daté de Washington.

Selon le communiqué ce nouveau décaissement porte à environ 263.63 millions de dollars américain (soit environ 163,4 milliards de FCFA) la somme totale mise à la disposition du Gabon dans le cadre du MEDC.


L’accord vise à pour permettre au Gabon de faire face aux conséquences économiques de la pandémie de la COVID-19 et de soutenir le programme de réformes économiques et financières.

Le conseil d’administration du FMI a pris cette décision après avoir validé les conclusions des première et deuxième revues de l’accord du 28 juillet 2021.

Avant la tenue du conseil d’administration, le FMI avait posé 3 préalables au Gabon : publier une loi de finances rectificative, la signature d’un arrêté exigeant la publication des noms et nationalités des bénéficiaires des marchés publics et la publication du rapport sur la gestion des fonds Covid.

« Le Gabon a donné satisfaction à toutes ces exigences », selon une source proche du FMI.

Le FMI rappelle dans son communiqué que l’économie gabonaise a été affectée par la pandémie de la COVID-19, avec une baisse de la production réelle de 1,9 % en 2020. La croissance a repris pour atteindre un taux estimé à 1,5 % en 2021, grâce à l’essor du secteur minier et au rebond des secteurs du bois et de la construction.

La croissance dans le secteur des services est restée modérée en raison des mesures de confinement qui ont pesé sur les secteurs du commerce et des transports. La hausse des prix du pétrole a contribué à renforcer les positions budgétaire et extérieure et à réduire la dette publique.

En revanche, soutient le FMI, de nombreuses incertitudes pèsent sur les perspectives économiques du Gabon.

CORRUPTION et AMELIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES

« La propagation de nouveaux variants plus contagieux de la COVID-19 – compte tenu notamment de la lenteur de la vaccination –, la possibilité d’un ralentissement économique plus marqué en Chine, l’intensification de la guerre de la Russie en Ukraine et d’éventuelles tensions sociales à l’approche des élections présidentielles de 2023 sont des risques importants qui pèsent sur les perspectives économiques », conclu l’institution financière.

« Il est primordial de s’attaquer aux réformes structurelles, y compris les faiblesses en matière de gouvernance et de corruption, pour parvenir à une croissance forte et inclusive. L’amélioration du secteur bancaire et la mise en œuvre d’une stratégie d’inclusion financière efficace, l’amélioration de l’environnement des affaires et le renforcement du cadre de lutte contre la corruption contribueront à éliminer les goulots d’étranglement de l’économie et à promouvoir l’investissement privé », a suggéré à l’issue de la discussion du Conseil d’administration, M. Okamura, Directeur général adjoint du conseil et président par intérim.

« L’économie se remet progressivement de la récession de 2020 grâce à la forte réponse politique à la pandémie de la COVID-19 et à la hausse des prix du pétrole. La croissance s’est accélérée, les positions budgétaire et extérieure se sont renforcées et la dette publique a diminué. Les perspectives sont globalement positives mais restent soumises à divers risques, notamment les retombées de la guerre russe en Ukraine, un possible ralentissement plus marqué en Chine et une éventuelle résurgence de la pandémie de la COVID-19« , a-t-il souligné.

Carl Nsitou


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