Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema était le premier à se soumettre au moyen de paiement mobile afin d’obtenir son permis digitalisé © D.R
Le projet de digitalisation des permis de conduire, lancé il y a peu par le Ministère des Transports, via la structure RENGUS Digital, pour moderniser le service public, afin de renforcer la transparence des procédures et faciliter l’accès des usagers aux services liés à l’obtention du permis au Gabon, se déroule sans anicroche.
Toutefois, certaines préoccupations ont récemment émergé dans l’opinion, notamment en ce qui concerne le mécanisme de paiement adopté dans le cadre du permis digital. Des interrogations formulées quant au fait que les transactions ne s’effectuent pas directement auprès du Trésor public.
Face à ces préoccupations, les responsables du système indiquent « qu’en l’absence d’une digitalisation complète des services du Trésor public, le recours à des solutions de paiement mobile constitue une alternative technique transitoire ». Ce dispositif permet, indique-t-on, d’assurer la continuité du service, tout en garantissant fluidité, accessibilité et efficacité dans le traitement des demandes.

Le Ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et la DG RENGUS Digital, Madelaine Orlane, Renguila Ikana posant pour la postérité © D.R
Contrairement à certaines idées reçues, le mécanisme ne constitue nullement, se défend-t-on, un « contournement des circuits officiels, il repose sur une architecture sécurisée, fondée sur une séparation stricte des flux financiers, une traçabilité intégrale des transactions et une sécurisation optimale des recettes publiques ».
Pour RENGUS Digital, chaque opération est enregistrée et contrôlée, offrant des garanties accrues en matière de transparence, conformément au cahier assigné.
Le Ministère de tutelle estime qu’au-delà de la question du paiement, la digitalisation introduit des mécanismes renforcés de contrôle, lesquels réduisent considérablement les interventions humaines susceptibles de générer des irrégularités. Cette automatisation contribue à instaurer, affirme-t-on, une « gestion plus rigoureuse et plus fiable des procédures administratives ».
La réforme modifie ainsi en profondeur des pratiques établies. Celle-ci semble susciter des incompréhensions et des résistances. Ces réactions sont inhérentes au processus de modernisation. Néanmoins, elles ne remettent pas en cause la pertinence de cette transformation, dont l’objectif demeure l’instauration d’une administration plus transparente, performante et tournée vers l’usager.
Porté par Renguila Ikana Madelaine Orlane, Directrice Générale de RENGUS Digital, ce projet illustre la capacité de l’entrepreneuriat national à accompagner efficacement les politiques publiques. Au-delà de ses innovations techniques, il génère déjà un impact socio-économique notable, avec près d’une centaine de jeunes Gabonais employés et des perspectives de création de 500 à 1000 emplois directs à court terme.
Les autorités réaffirment leur engagement à poursuivre la digitalisation des services publics, suivant la vision impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et soutenue par le Ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.
Camille Boussoughou
