La 5ᵉ édition de l’exercice militaire Equatorial Patrol s’est achevée ce vendredi 20 mars 2026 au camp De Gaulle, consacrant une nouvelle fois le Cameroun, qui confirme sa suprématie dans cette compétition dédiée au combat en milieu équatorial, au cours d’une cérémonie officielle tenue en présence du général de division Sylvain Florient Pangou-Mbembo, Secrétaire général du ministère de la Défense nationale représentant la ministre empêchée Brigitte Onkanowa, du colonel Bertrand Oloumbou Openbi, directeur de l’Académie de protection de l’environnement et des ressources naturelles (APERN), ainsi que de Fabrice Mauriès, ambassadeur de France au Gabon.
Organisé par l’Académie de protection de l’environnement et des ressources naturelles (APERN), avec l’appui du détachement de liaison interarmées au Gabon, cet exercice de haut niveau a réuni, du 9 au 20 mars, onze détachements issus de huit pays : Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Bénin, Ghana, Burundi, Tchad et France.
À l’issue des différentes épreuves mêlant performances physiques, techniques et tactiques, le Cameroun s’est adjugé la première place avec une moyenne de 16,78/20. La Côte d’Ivoire suit avec 15,80/20, tandis que la troisième place est partagée entre le Gabon (armée de Terre) et la France (14,72/20). Côté gabonais, quatre entités étaient engagées : l’armée de Terre, la santé militaire, la marine marchande et la Garde républicaine, illustrant la mobilisation nationale autour des enjeux de sécurité environnementale.
Représentant la ministre de la Défense, le général de division Sylvain Florient Pangou-Mbembo a salué l’engagement des participants « Dans un monde où les défis sécuritaires et environnementaux sont de plus en plus complexes, la force de nos nations ne réside pas seulement dans leur capacité militaire, mais également dans leur capacité à agir ensemble », a-t-il déclaré.
Pour le lieutenant camerounais F.E, leader de l’équipe victorieuse, cette performance repose avant tout sur l’unité « Nous nous sommes simplement appuyés les uns sur les autres. Cette cohésion nous a conduits à la victoire », a-t-il confié, saluant au passage l’organisation gabonaise et le soutien des partenaires. Pendant deux semaines, les militaires ont été formés et évalués sur des modules spécifiques : tir, sauvetage, topographie, transmissions et techniques de survie en forêt dense.

Après une première phase au camp De Gaulle, les participants ont été projetés en conditions réelles au Centre d’entraînement commando en forêt équatoriale (CEC-FoGa), un environnement réputé pour son exigence.
Pour le colonel Bertrand Oloumbou Openbi, directeur de l’APERN, cette édition confirme la montée en puissance de l’institution :
« Pendant ces deux semaines d’intense activité, les participants ont évolué dans un milieu complexe et stratégique qui requiert des compétences spécifiques… L’APERN s’affirme davantage comme un pôle de référence dans la formation en forêt équatoriale », a-t-il souligné.
Lors de la précédente édition 2025, déjà organisée au Gabon, l’exercice avait rassemblé plusieurs armées de la sous-région autour des mêmes objectifs : renforcer l’interopérabilité et partager les bonnes pratiques en milieu forestier. Le Cameroun s’était déjà illustré parmi les meilleures équipes, confirmant une régularité qui se consolide en 2026. Avec la création récente de l’APERN en octobre 2025, le dispositif a franchi un cap, en structurant durablement la formation des forces engagées dans la protection de l’environnement.
Tryphene Lembah et Dodo Frida
