« Contre-vérités » de Sylvia Bongo sur France 24 : le Gabon pourrait bientôt suspendre la chaîne

Le Ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a, dans une conférence de presse tenue dimanche dénoncé avec véhémence, les « Contre-vérités » de l’ex Première Dame du Gabon, Sylvia Bongo, diffusée sur France 24 dans une longue interview, avant d’envisager la possibilité de suspendre la diffusion de cette chaine internationale sur le territoire national gabonais.

« Si la diffusion d’informations insuffisamment vérifiées se poursuit, l’État gabonais se réserve le droit souverain de suspendre leur diffusion sur le territoire national à titre conservatoire », a prévenu sur un ton ferme M Bihadjow.

Dans ses déclarations diffusées le 6 mars courant sur cette chaîne française, Sylvia Bongo Ondimba,accuse les autorités gabonaises,d’actes de torturedurant son séjour à la prison centrale de Libreville. Et que son fils Nourredin Bongo Valentin aurait subi le même châtiment. Des contre-vérités balayées du revers de la main par le membre du gouvernement qui fustige une campagne de désinformation amplifiée par les médias occidentaux.

Dans la foulée du coup d’état, encore appelé « coup de libération » du 30 août 2023 par des forces de défense et de sécurité, l’ex Première Dame et son fils avaient été arrêtés. Comme les autres proches amis de son fils, ils avaient ensuite été placés en détention préventive.      

Tous les prévenus étaient poursuivis des faits de détournement de fonds publics, corruption active, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, faux et usage de faux, recel et usurpation de fonctions.

Au mois de mai 2025, Sylvia et Nourredin Bongo avaient bénéficié d’une liberté provisoire pour raison médicale. Accompagné du président déchu, Ali Bongo, alors en résidence surveillée, ils ont quitté le Gabon via Luanda en Angola puis Londres en Angleterre où ils résident présentement.

En novembre de la même année, ils ont été condamnés par contumace à 20 ans de réclusion criminelle. La cour criminelle spécialisée avait émis un mandat d’arrêt international à leur encontre.

Camille Boussoughou

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