Prime de performance budgétaire (PPB) : Odeur de grève dans les régies financières

Le Mouvement syndical des impôts (MSI), annonce la tenue d’une assemblée générale décisive, ce mercredi, pour déterminer de la conduite à tenir face au non-paiement de la Prime de performance budgétaire, tous les 15 du mois au plus tard comme promis. Les collecteurs d’impôts s’insurgent aussi contre le mur de silence dressé par la tutelle à la suite du dépôt du préavis de grève, depuis le 20 novembre 2025 et la promesse non tenue de création d’un cadre juridique pour encadrer le dialogue social face aux tensions récurrentes qui couvent. Dans le même temps, le Syndicat libre des concepteurs de l’économie (Sylicone), syndicat représentant les agents des services centraux du Plan et de l’Economie, a, dans une correspondance adressée à la tutelle et signée par son Secrétaire général, Parfait Wilfried Békalé, alerté sur les menaces de débrayage et d’instabilité dans les administrations concernées, à cause du non-respect récurent de la date du paiement de la Prime de performance budgétaire. « Le 15, c’est 15. Le respect de la parole donnée est le socle de la confiance et de la paix sociale », assène le Sylicone.

Au-delà des demandes catégorielles relatives aux primes (la PPB en particulier), aux conditions de travail et aux engagements non tenus, le Mouvement syndical des impôts (MSI) place son action dans un enjeu plus large : la préservation de la souveraineté fiscale de l’État gabonais.

L’administration des impôts reste un pilier stratégique pour la mobilisation des recettes publiques, essentielles au financement des politiques publiques, notamment en matière de sécurité, d’éducation, de santé et d’infrastructures.

« Pas d’impôts, pas d’État », martèle le Porte-parole du MSI, Pamphile Benga Massia. Pour le syndicat, ignorer les préoccupations des agents chargés de garantir l’ordre fiscal public reviendrait à fragiliser un fondement majeur de la stabilité institutionnelle et économique du pays.

S’appuyant sur le courrier adressé le 21 janvier 2026 au ministre en charge de l’Économie, avec copie au Vice-président du Gouvernement, le MSI, a rappelé l’existence d’un préavis qui, face au silence de la tutelle pourrait conduire, au terme de l’assemblée générale de ce mercredi, à une paralyse des services fiscaux, pouvant entraîner d’importantes perturbations, avec des conséquences directes sur les recettes de l’État et la continuité du service public.

Même son de cloche du côté du Syndicat libre des concepteurs de l’économie (Sylicone), qui appelle les autorités compétentes à la prise des dispositions claires pour éviter tout cumul susceptible d’affecter l’échéance du 15 mars prochain.

En considération de la récurrence des retards dans le paiement de la PPB, « l’on pourrait se demander si certains services compétents aiment réellement voir les régies financières et administrations assimilées travailler dans la sérénité et l’assiduité », déplore syndicat représentant les agents des services centraux du Plan et de l’Economie. Comme un avertissement !

Féeodora Madiba et Darène Mabelle Ayingone

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