Arnaque à l’uniforme : un suspect aux arrêts

La Direction générale des Recherches (DGR) a procédé à l’arrestation d’un individu soupçonné d’avoir soutiré de l’argent à plusieurs jeunes sans emploi à Libreville, en leur promettant un recrutement au sein des forces de défense et de sécurité. Les faits portent sur de prétendues intégrations dans l’armée, la police ou la gendarmerie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause se présentait comme dirigeant d’une organisation non gouvernementale dont l’existence officielle n’a pas été établie. Il affirmait maîtriser les textes juridiques encadrant les corps habillés et proposait son « accompagnement » à des candidats désireux de porter l’uniforme.

Quelques mois plus tôt, une annonce parue dans les colonnes du journal Zoom Hebdo invitait les jeunes, hommes et femmes, à se manifester en vue d’une supposée incorporation. Cette publication aurait permis de constituer un fichier de personnes intéressées, certaines ayant versé des sommes d’argent dans l’espoir d’une issue favorable.

Face aux caméras de Gabon 1ère, le suspect reconnaît être à l’origine de l’annonce, tout en niant toute intention frauduleuse. Il explique avoir voulu « recenser » les candidats afin d’alimenter un rapport consacré à la défense nationale et aux politiques de recrutement, assurant qu’il ne pouvait travailler sans données concrètes.

Interrogé sur la composition et la légalité de son ONG, l’intéressé demeure imprécis. « La question n’est pas de savoir si je suis le seul membre », déclare-t-il, ajoutant « Si je dois aller en prison, j’assume mes actes. » Ancien élève de l’École secondaire des cadets de la police (ESCAPE), il affirme disposer de relais dans les milieux militaires, sans qu’aucune preuve tangible ne vienne étayer ces propos.

L’affaire, désormais confiée aux autorités judiciaires compétentes, devrait connaître un prolongement devant les tribunaux. Le suspect devra répondre des accusations d’escroquerie qui pèsent contre lui, dans un contexte marqué par la vulnérabilité de nombreux jeunes confrontés au chômage.

Christina Thélin Ondo

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