Suspension des réseaux sociaux : le gouvernement solidaire de la HAC

Dans une déclaration faite mercredi soir, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a exprimé la solidarité du gouvernement avec la Haute Autorité de la Communication (HAC), qui a décidé mardi de suspendre immédiatement les réseaux sociaux au Gabon jusqu’à nouvel ordre.

« Le Gouvernement exprime sa solidarité avec la Haute Autorité de la Communication dans cette démarche de préservation de l’ordre public, du vivre ensemble, de paix et de préservation de l’amour entre les Gabonais », a affirmé le ministre.

Germain Biahodjow a rappelé que la HAC est une autorité administrative indépendante, investie de la mission de veiller à la liberté de la presse et à la régulation de la communication audiovisuelle, cinématographique, écrite et numérique.

« C’est donc conformément à ses prérogatives que la HAC a pris cette décision pour faire face à la prolifération de contenus inappropriés alimentant la désinformation, le cyberharcèlement et, plus largement, les dérives portant atteinte à la stabilité des institutions et à l’ordre public », a-t-il ajouté.

Le ministre explique cette solidarité comme la preuve de la responsabilité partagée « des institutions de la République, confrontées aux défis croissants de l’usage abusif et dévoyé des réseaux sociaux ».

Impact économique

Germain Biahodjow a reconnu l’impact économique négatif de la décision de la HAC.

« Préoccupé par l’impact économique que cette décision peut entraîner sur le flux des échanges commerciaux en ligne, le gouvernement s’emploie à y remédier dans les meilleurs délais », a-t-il annoncé.

Mercredi, plusieurs Gabonais ont désapprouvé la décision, pointant un impact négatif sur les activités lucratives menées via les réseaux sociaux. Des étudiants ont également craint d’être privés d’un outil nécessaire, sinon incontournable, dans leur apprentissage.

Liberté d’expression

Le gouvernement s’est dit « soucieux de préserver la liberté d’expression et de garantir l’accès à une information de qualité ». Il s’est en conséquence engagé « à conduire une réforme en profondeur visant à réorganiser et à sécuriser l’écosystème national de communication numérique, tant aux plans juridique qu’opérationnel ».

Le ministre n’a donné aucune indication sur une levée rapide ou non de cette décision.

Sur le plateau de la télévision francophone, TV5 Afrique mercredi soir, Melody Sambat, l’une des porte-paroles de la présidence de la République, a indiqué que la suspension pourrait encore durer. Le groupe Meta, dont la majorité des réseaux sociaux est très utilisée par les Gabonais, aurait finalement décidé d’ouvrir des négociations.

Mme Sambat a précisé que, depuis plus d’un an, le Gabon signale la diffusion sur ces réseaux de contenus haineux, diffamatoires et susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l’État.

« Ils n’ont jamais répondu », a-t-elle déclaré, estimant que la suspension décidée par la HAC a servi de déclic.

Carl Nsitou

One thought on “Suspension des réseaux sociaux : le gouvernement solidaire de la HAC

  1. Pauvres amateurs et des décisions pour démontrer au grand jour leur incapacité de gérer le pays et de résoudre les vrais problèmes qui affectent tout un peuple.
    Routes impracticables, Salaires dignes, eau et électricité, éducation digne du XXIème siècle.
    Supprimez le Sénat, composez un Gouvernement d’au plus 22 ministres comme chez les pays développés, renvoyez chez eux tous ces conseillers et super conseillers ainsi que les Guy Bertrand Mapangou et consort à la retraite, qui ne servent à rien sauf bouffer l’argent qui pourrait servir à l’épanouissement des gabonais.
    Rien qu’avec ces petites mesures la dette endémique et les problèmes sociaux seraient résolus. Mais hélas, il faut bien placer les copains coquins

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