Prévue pour se tenir ce samedi, l’Assemblée générale des enseignants, convoquée à l’initiative du Collectif SOS Education ‘’La base’’ n’a pu se tenir. Et pour cause, le cadre dédié, l’Ecole Christine et Berthe, sise au quartier Nyali, dans le 5ème arrondissement, était fermée et le maitre des lieux, le Directeur de l’Ecole, catégorique.
De nombreux témoignages d’enseignants rapportent que des menaces auraient été proférées à l’encontre des membres du Collectif SOS Éducation, ce qui a conduit à une atmosphère de tension et d’incertitude quant à la tenue de l’Assemblée générale programmée.
Cette situation a suscité l’inquiétude parmi les parents et les membres de la communauté éducative présents, qui s’interrogent sur les motivations derrière ces actions de ‘’sabotage’’. « Le directeur de l’école nous a demandé de quitter les lieux. Cela est dû à la pression qu’il subit, lui aussi, après chacune de nos rencontres ici », a déclaré une enseignante ayant requis l’anonymat.

En réponse à ces incidents, SOS Éducation la base a décidé de reporter cette Assemblée générale, aux date et lieu qui restent à préciser, afin de garantir la sécurité de tous les participants. Les leaders syndicaux ont réaffirmé leur volonté de poursuivre l’engagement envers l’amélioration du cadre de travail et de vie des personnels enseignants ; dans l’intérêt des élèves, malgré les défis et obstacles rencontrés.
De fait, de profondes fissures apparaissent dans les rangs des leaders du Collectif SOS Education, fragmenté en plusieurs factions. Plus que jamais divisés leurs consignes, de plus en plus brouillées, ont désormais du mal à être suivies par une base, elle aussi visiblement déconcertée.
Désormais sans véritables repères, le mouvement de grève est plus qu’illisible sur le terrain, certains des enseignants ayant renoué avec la craie et les activités pédagogiques, d’autres continuant de faire la fine bouche, en dépit des appels à la sérénité, à la compréhension et à la confiance, lancés par les pouvoirs publics.
Le gouvernement dit travailler d’arrache-pied à la résolution des revendications et préoccupations légitimes des personnels enseignants. Ils encouragent les membres de la communauté à rester unis et à soutenir les initiatives éducatives dans un climat de respect et de dialogue.
Elliott Ana Merveille et Frida Dodo
