Oyem : une jeune fille échappe à une tentative d’enlèvement

La belle Megane a échappé de justesse a un enlèvement à Oyem © D.R

Une scène inquiétante s’est produite à Oyem, capitale principale du Woleu-Ntem (nord du pays) dans la soirée du jeudi 5 février 2026. Une jeune fille de 20 ans, répondant au nom de Megane, affirme chez notre confrère « Oyem Infos »,  avoir échappé de justesse à une tentative d’enlèvement alors qu’elle rentrait chez elle. Le récit qu’elle livre est glaçant et relance le débat sur l’insécurité grandissante dans toutes localités du Gabon.  

Tout aurait commencé ce jour-là vers 19 heures au quartier Akouakam où elle s’était rendue pour une course. Une fois terminée, elle a emprunté un taxi au carrefour Akouakam pour rejoindre son domicile au quartier Koweït, vers Adjougou. À bord se trouvaient deux hommes d’une trentaine d’années : le chauffeur et un passager assis à l’avant.

Le trajet se déroulait normalement jusqu’à l’arrivée à destination. La jeune fille a demandé au conducteur de s’arrêter, mais celui-ci a continué sa route comme s’il n’avait rien entendu. Malgré ses multiples demandes, les deux hommes sont restés silencieux, ce qui a éveillé ses soupçons.

Prise de panique à l’approche de la cité économique vers la caisse cacao, Megane a décidé de réagir. Elle a ouvert la portière du taxi avant de se jeter sur le goudron. Le véhicule ne s’est pas arrêté et a poursuivi sa route, abandonnant la victime blessée sur la chaussée.

Dans sa chute, la jeune fille s’est fracturé le pied et a violemment cogné la tête. Elle explique que sa perruque épaisse a amorti une partie du choc. Convaincue d’avoir échappé à un enlèvement destiné à un rituel satanique, Megane affirme, « que la ville d’Oyem est devenue dangereuse pour les jeunes filles ».

Depuis environ deux mois, des résidents constatent un relâchement des contrôles dans la ville, où la présence policière se fait rare. Un taximan aurait même confié qu’il n’y a presque jamais de contrôle à Oyem.

Antoine Relaxe et Stone Mikala

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