SOS Education : La libération de Libama et Ndong Edzo est un préalable à l’ouverture des négociations et reprise des cours

Lors de l’Assemblée générale de ce samedi, le mouvement SOS Education à l’origine de la grève qui paralyse le système éducatif gabonais a accepté de négocier avec le médiateur désigné par le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema mais pose un préalable : la libération des syndicalistes Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, jetés en prison pour avoir soutenu la grève.

« C’est un préalable. Nous ne négocierons pas tant que nos papas sont en prison », a déclaré Honorine Angue Mintsa l’une des principales figures de ce mouvement spontané devenu un véritable casse tête pour l’administration publique.

Les négociations doivent débouchées sur un protocole de sortie de crise, négocié et signé par tous les acteurs à l’origine de la grève, a-t-elle ajouté, excluant dans l’immédiat une reprise des cours.

« Nous ne pouvons pas appeler à la reprise des cours sans que le protocole de sortie de crise ne soit signé », a-t-elle ajouté.

SOS Education qui semble avoir mis un peu d’eau dans son vin a invité à cette assemblée générale le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, le médiateur désigné par Oligui Nguema.

Dans une prise de parole à cette occasion, Ntoutoume Ayi a dit avoir accepté cette mission pour avoir constaté une rupture de confiance entre les enseignants grévistes et les administrations sous tutelle (ministère de l’Education nationale, ministère de la Fonction publique et celui de l’Economie).

Toutes les revendications des grévistes ne peuvent pas en effet être résolues par un seul ministère. Elles dépendent des 3 ministères cités car l’un se charge de collecter les dossiers, les transmettre à la Fonction publique qui à son tour doit les soumettre au ministère de l’Economie pour procéder aux paiements.

Les enseignants réclament des recrutements, avancements automatiques, reclassements et paiement des arriérées de solde.

Ils ont déclenché la grève depuis le 10 décembre dernier. Les cours sont à l’arrêt dans les écoles, collèges et lycées du service public au grand désarroi des élèves et leurs parents.

La ministre de l’Education nationale, Carmélia Ntoutoume Leclercq a lancé des appels à une reprise des cours mais son appel n’a pas été largement suivi. Samedi, elle a craint une possible année blanche si les cours ne reprennent pas vite.

« L’UNESCO nous guète », a-t-elle averti lors d’une grande réunion avec le personnel administratif, des enseignants et parents d’élève au lycée publique d’Alibanding dans le nord de Libreville.

Marie Dorothée

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