Dans une atmosphère empreinte de gravité et de responsabilité collective, la chefferie Orungu a réuni les chefs de clans relevant de son autorité, en amont de la tenue d’une assemblée générale extraordinaire annoncée pour le 31 janvier prochain. Cette rencontre stratégique marque une étape décisive dans la vie institutionnelle de cette communauté, soucieuse de renouer avec ses principes de gouvernance et de cohésion.
Autour de la table, les responsables des différents clans ont planché sur les éléments essentiels devant baliser l’organisation de cette grande messe communautaire. Objectif : poser les bases d’une assemblée structurée, inclusive et conforme aux exigences statutaires de la chefferie.
« Il était question de définir certains points essentiels liés à l’organisation de cette assemblée générale que nous projetons de tenir. En principe, une assemblée générale se tient chaque année, mais depuis un certain temps, cela n’a pas été possible en raison de contraintes liées au calendrier », a indiqué la secrétaire exécutive de la chefferie Orungu, Mbongo Rafemo.
Elle a précisé que l’ordre du jour portera notamment sur la révision de certains aspects statutaires, la présentation du bilan des activités et la restitution d’un rapport détaillé à la communauté. La présence du roi Orungu à cette réunion préparatoire n’était pas anodine. Elle a conféré à l’événement une portée symbolique forte, traduisant la volonté du sommet de l’autorité traditionnelle d’imprimer une dynamique nouvelle, fondée sur la transparence, le dialogue et la responsabilité collective.
Au-delà des aspects organisationnels, cette mobilisation des chefs de clans apparaît comme un signal fort adressé à l’ensemble de la communauté Orungu : celui d’un retour à l’orthodoxie institutionnelle, d’un réengagement autour des valeurs ancestrales et d’une volonté affirmée de renforcer l’unité face aux défis contemporains. L’assemblée générale extraordinaire du 31 janvier s’annonce ainsi comme un moment charnière, appelé à redéfinir les orientations de la chefferie Orungu et à consolider le lien de confiance entre les instances dirigeantes et la base communautaire.
Jean-Jacques Rovaria Djodji.
