Le Maroc y est presque. Quarante-neuf ans après son unique sacre continental en 1976, le pays hôte rêve d’un deuxième titre africain à domicile. Face à lui, un Sénégal ambitieux, fort d’une génération dorée. Une finale qui dépasse le football : c’est l’histoire contre l’instant, l’attente contre la confirmation.
Pour le Maroc, cette CAN 2025 est plus qu’un tournoi : c’est une mission. Depuis deux décennies, le football marocain s’est reconstruit pierre par pierre : académies modernes, stades ultramodernes, vision claire. Résultat : demi-finaliste mondial en 2022, régulier sur la scène africaine, respecté partout. Mais il manque encore l’essentiel : un trophée continental. À domicile, devant 60 000 supporters, les Lions de l’Atlas jouent pour effacer 49 ans de frustration et inscrire leur génération notamment avec Brahim Diaz (Réal Madrid) , Hakimi (Paris Saint Germain) dans la légende.
En face, le Sénégal avance avec des arguments solides. Champion d’Afrique en 2021, quart-de-finaliste mondial en 2022, demi-finaliste de cette CAN, les Lions de la Teranga visent une deuxième étoile en quatre ans. Avec Sadio Mané (111 sélections, 43 buts) comme étendard, le Sénégal incarne la puissance, l’expérience et la constance. Une équipe bâtie pour gagner, portée par une défense compacte et une attaque rapide. Mais le Maroc a l’avantage du terrain, du public et de l’élan collectif. Dans ce duel serré, les Lions de l’Atlas semblent partir en ballottage favorable, poussés par un stade incandescent.
La CAN 2025 marque un tournant stratégique pour le Maroc, engagé dans une course mondiale vers l’organisation de la Coupe du monde 2030. Réussir cette finale serait un message fort : celui d’un pays prêt à régner sur l’Afrique et à s’affirmer sur la planète football. Quoi qu’il arrive, cette affiche restera comme l’un des grands chocs de l’histoire récente du football africain.
Nkili Akieme
