
Le moins qu’on puisse dire c’est que la communication alambiquée du Collectif SOS Éducation, du moins au sein des différentes tendances apparues ces dernières heures sur le terrain entretient cette confusion et ont fini par entamer la crédibilité d’une plateforme au sein de laquelle certains sont désormais traités de tous les noms d’oiseaux de mauvais augures. En l’occurrence ceux qui se sont prononcés pour la suspension de la grève.
« La suspension de la grève est FAUSSE », ont fulminé les autres, ceux de la tendance du Collectif favorable à la poursuite de la grève, croyant disposer du soutien de la base, confortés en cela par la réalité du terrain : les écoles et salles de classes demeurées très majoritairement sans enseignants ce jeudi.
Cette situation met en lumière une fracture définitivement consommée au sein du Collectif SOS Éducation. La tendance réunie en assemblée générale mercredi, a voté pour la reprise, estimant que les négociations avec le gouvernement ont permis un compromis ; alors même que l’autre camp considère la décision prématurée et refuse le retour en classes, tant que toutes les revendications ne sont pas prises en compte.
« Nous avons déposé un préavis de grève et, à l’issue du préavis, nous avons soumis un cahier de charges auprès de Madame la ministre de l’Éducation nationale. Après les négociations, nous avons été plus ou moins satisfaits et avons décidé de manière unanime de suspendre le mouvement de grève », explique Hugues Pambou Pambou, membre de la frange du Collectif favorable à la reprise.
Des arguments balayés du revers de la main par Morgane Mombo, professeur de philosophie et membre de la tendance de SOS Education opposée à la suspension évoquée. « Il n’y avait pas d’AG. C’est la base qui décide. Cette fois-ci, c’est tout ou rien », a-t-il martelé, insistant comme ses compagnons sur la nécessité d’une décision collective et démocratique avant tout retour en classe.

Entre annonces officielles et réalité sur le terrain, les parents et élèves se retrouvent pris dans un étau d’incertitudes et étourderies. De fait, les cours n’ont pas repris et la rentrée, pourtant annoncée accentue la frustration et l’incompréhension au sein de la communauté éducative.
Pour clarifier la situation, une assemblée générale dite de ‘’vérité’’ a été annoncée pour ce samedi 17 janvier 2026, à l’Ecole Martine Oulabou, appelée à trancher de manière définitive sur la reprise ou pas des cours.
D’ici là, la confusion persiste et les élèves continuent d’attendre un retour à la normale, au grand dam des parents dont les enfants se tournent les pouces depuis 2 semaines, en fait depuis un mois, si on y inclue les vacances de fin d’année.
Elliott Ana Merveille et Christina Thélin Ondo
