Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a adressé un message clair aux Forces de défense et de sécurité (FDS). Le 7 janvier 2026, lors de la cérémonie de présentation des vœux, le chef de l’État a appelé les corps en charge de la sécurité à plus d’efficacité face à la criminalité, insistant sur la nécessité de résultats concrets pour rassurer les populations.
Après avoir salué le rôle des FDS durant la période de transition, le président a rapidement pointé du doigt certaines insuffisances sur le terrain. Il s’est interrogé ouvertement sur la capacité réelle des forces à faire face à la criminalité. « Ceux qui nuisent à la sécurité de nos concitoyens sont-ils plus forts que vous ? Plus intelligents que vous ? Ou aviez-vous peur d’eux ? », a-t-il lancé devant une assistance attentive.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, la lutte contre l’insécurité passe par une présence plus visible des forces de l’ordre. Il a rappelé que le travail de sécurité ne se limite pas aux bureaux. « Le policier n’a pas vocation à rester derrière un bureau. Sa place est dans la rue, sur le terrain », a-t-il insisté, appelant à une action plus proche des populations.
Le chef de l’État a également fustigé la gestion des ressources humaines. Alors que 10 771 agents ont été recrutés, il a fermement rejeté l’idée d’une armée transformée en solution au chômage. « Nous ne recrutons pas pour régler un problème social, mais pour assurer la sécurité. Vous n’êtes pas des fonctionnaires », a-t-il rappelé.
Autre point marquant de l’allocution était la justification sécuritaire des travaux urbains engagés à Libreville. Selon le président, le bétonnage des ruelles et des quartiers enclavés ne répond pas prioritairement à des objectifs économiques ou esthétiques. « Je le fais pour que l’insécurité cesse dans ces quartiers », a-t-il expliqué, tout en évoquant la nécessité de permettre l’accès des patrouilles motorisées dans des zones jusque-là difficiles d’intervention.
En conclusion, Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé les commandements à engager une « lutte sans merci » contre l’insécurité. Le message est sans ambiguïté : tolérance zéro pour les crimes de sang et les atteintes à l’ordre public. Désormais, aucune défaillance ne sera admise. Reste à voir si cette mise sous pression politique se traduira par des résultats tangibles sur le terrain ou si elle restera un avertissement symbolique en ce début d’année décisive.
Roberte Adé
