Le président du Conseil national des rites et traditions du Gabon (CNRTG), Xavier Junior Ndong Ndong, a été interpellé puis placé en garde à vue à la Direction générale des recherches (DGR), à l’issue d’une audition, selon plusieurs sources concordantes.
Les ennuis judiciaires de celui qui se présente comme l’un des plus grands « Nganga » du Gabon ont commencé le samedi 27 décembre dernier, lorsqu’il a tenu, lors d’une sortie publique largement relayée sur les réseaux sociaux, des propos à caractère tribaliste et surtout des déclarations alarmistes évoquant la préparation d’un coup d’État au Gabon.
Des propos jugés particulièrement graves. En laissant entendre qu’un renversement du pouvoir serait en gestation, Xavier Junior Ndong Ndong aurait franchi une ligne rouge, exposant ses paroles à une interprétation comme atteinte à la sûreté de l’État ou diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public.
Selon des sources proches du dossier, les enquêteurs cherchent à déterminer si ces déclarations relevaient d’une simple provocation verbale, d’une tentative de manipulation de l’opinion ou si elles s’appuyaient sur des éléments concrets. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités judiciaires sur les chefs d’accusation retenus.
Très actif sur les réseaux sociaux, Xavier Junior Ndong Ndong s’est construit une notoriété controversée, mêlant discours mystico-traditionnels, prises de position politiques et sorties souvent excessives. Cette « diarrhée verbale », dénoncée par de nombreux internautes et observateurs, semble cette fois avoir rattrapé son auteur.
Camille Boussoughou
