Le président de la Cour constitutionnelle du Gabon, Dieudonné Aba’a Owono, a réservé mardi sa première audience officielle après son investiture comme président de la Cour constitutionnelle de la Ve République à Fabrice Mauriès, ambassadeur, Haut Représentant de la République française au Gabon.
Cette rencontre s’est tenue dans le palais de la constitution, siège de la Cour, au lendemain de la prestation de serment des nouveaux membres de la Haute juridiction, dans un contexte institutionnel marqué par la consolidation progressive des acquis de la Transition. Ce mardi 30 décembre, les deux personnalités ont ainsi tenu un entretien empreint de solennité et de courtoisie républicaine.
Le diplomate français a tenu à féliciter le président Dieudonné Aba’a Owono pour sa reconduction, tout en saluant la rigueur, la dextérité et le professionnalisme dont a fait preuve la Cour constitutionnelle durant l’ensemble du processus de Transition. Il a notamment souligné le rôle déterminant de l’institution dans la préservation de l’ordre constitutionnel, la régulation de l’activité des pouvoirs publics et la consolidation de l’État de droit au Gabon.
« J’ai tenu à le féliciter pour sa réélection, mais aussi pour le travail considérable accompli par la Cour tout au long de la Transition. Cette période exigeante a démontré la solidité de l’institution et sa capacité à exercer ses missions avec indépendance et responsabilité. Je lui ai également réaffirmé notre volonté de poursuivre et d’approfondir la coopération avec la Cour qu’il préside », a déclaré l’ambassadeur Fabrice Mauriès.
Au-delà de la portée symbolique de cette première audience, l’échange a mis en lumière la volonté du président de la Haute juridiction de repositionner pleinement la Cour constitutionnelle comme gardienne des lois, arbitre institutionnel et régulatrice de l’action publique, contribuant ainsi à renforcer la crédibilité, la visibilité et l’autorité morale de l’institution dans le paysage institutionnel gabonais.

Les discussions ont par ailleurs porté sur plusieurs axes concrets de coopération, notamment la perspective d’une consolidation des relations entre la Cour constitutionnelle du Gabon et le Conseil constitutionnel français. Cette dynamique de rapprochement institutionnel avait déjà été évoquée en marge de la récente visite à Libreville du président de la République française, Emmanuel Macron, et pourrait se traduire par des échanges d’expertise et de bonnes pratiques.
À travers cette audience, la France réaffirme son attachement à un dialogue institutionnel soutenu, respectueux et durable avec le Gabon, au service du renforcement de l’État de droit et de la coopération entre Libreville et Paris.
Marie Dorothée

