Trafic de drogue : Des repris de justice, à nouveau au gnouf à Léconi

Quatre dealers récidivistes, déjà bien connus des services de sécurité et fichiers en raison de leurs basses besognes, croupissent à nouveau dans les geôles de la Brigade de gendarmerie de la Commune de Léconi, dans le département des Plateaux, province du Haut-Ogooué (sud-est). Gnala Bala, Kenny Goane Adjou, Rushi Ndong Ngouabi et Régis Mayla, tous gabonais âgés de 27 à 30 ans, ont été pris en possession de de plusieurs sacs de chanvre indien, estimés à près de 30 millions de francs CFA.

Selon les premières informations relayées pour la première fois par nos confrères du journal l’Union, ces malfrats répondraient également la psychose et la terreur à Léconi, à travers une prétendue infiltration des tristement célèbres gangs terroristes appelés « Kulunas » dans la région. Ces groupes, tristement connus et traqués dans les deux Congo, à cause de leur violence extrême.  

Cette manœuvre dilatoire visait en réalité, après investigation, à faciliter l’introduction et la distribution de leur marchandise prohibée. Les gendarmes qui veillaient au grain, ont rapidement déjoué cette supercherie et l’opération revêt une importance particulière, d’autant que les quatre compères sulfureux sont des récidivistes.

En juillet 2025, ils avaient déjà été appréhendés dans des circonstances similaires, avec une quantité significative de drogue dissimulée. Leur retour rapide dans le trafic témoigne de la persistance inquiétante du phénomène et soulève à nouveau des questions cruciales sur l’efficacité des mesures judiciaires et répressives face à la criminalité liée au trafic des stupéfiants.

Au-delà de cet épisode, cette affaire révèle une réalité alarmante : l’implication grandissante des jeunes gabonais dans le commerce des drogues. Confrontés au chômage, à la précarité, attirés par l’argent facile ou influencés par des réseaux criminels bien organisés, de nombreux jeunes s’engagent dans ce trafic illégal, devenant ainsi à la fois acteurs et victimes d’un système destructeur.

Le trafic de drogue représente désormais un défi social et sécuritaire majeur pour le Gabon, alimentant insécurité, délinquance et affaiblissement du tissu social, en particulier dans les régions frontalières, à l’intérieur du pays.

Alph ’-Whilem Eslie et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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