Un atelier de restitution des dispositions de la ‘’Résolution 1325’’ des Nations-Unies a eu lieu samedi à Libreville, autour du thème : « » De l’adoption de la Résolution 1325 à l’action Réalité et défis de sa mise en Œuvre au Gabon ». Organisé par les experts nationaux, avec le soutien de la Première Dame, Zita Oligui Nguéma (Marraine de l’événement) et l’ancienne Présidente du Sénat de la Transition, Paulette Missambo (personnalité clé du réseau), cet atelier marque une étape cruciale dans la promotion de la participation des femmes aux processus de paix et à la prévention des violences.
Environ 300 acteurs étaient présents, représentant diverses institutions publiques (Défense, Intérieur, Justice, etc.), organisations de femmes et de jeunes, leaders religieux ; ainsi que des partenaires techniques et financiers. Cette diversité a permis d’enrichir les débats et les échanges. Moments clés du Programme.
Les principaux objectifs de l’atelier consistaient à : Diffuser les acquis de la formation reçue à l’Université Senghor ; Sensibiliser aux enjeux de la Résolution 1325 des Nations-Unies ; Identifier des pistes d’action pour renforcer la participation des femmes dans les mécanismes de paix ; Favoriser des synergies entre institutions, société civile, partenaires techniques et médias.
« Cet agenda favorise l’épanouissement des femmes et contribue au développement national en impliquant aussi les hommes dans les responsabilités familiales. Cinq ans après l’adoption de la résolution, le Gabon a mis en place un organe chargé de sa mise en œuvre. Nous collaborerons étroitement avec les politiques, la société civile et les communautés locales. Sur le plan international, nous travaillons avec le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’ELTI et l’OIF », a renseigné Pulchérie Taty, Représentante du groupe des experts nationaux de l’Agenda FPS.
Paulette Missambo, figure emblématique de la vie politique et institutionnelle gabonaise, a été désignée Présidente d’Honneur du Réseau des Femmes, Paix et Sécurité de l’ONU au Gabon. Elle a, à l’occasion de cet atelier, symboliquement reçu le Napolitan Victory Award, qui lui a récemment été décerné aux Etats-Unis.
Cette prestigieuse distinction internationale lui a été remise, par le Professeur Véronique Solange Okome Béka, qui honorer toutes les femmes engagées pour la paix et la sécurité, soulignant ainsi la portée collective de cette lutte.
« La société est faite d’hommes et de femmes et nous avons besoin de sensibiliser les hommes aussi, nos fils sur la violence et le respect de la femme, j’étais heureuse d’avoir reçu ces femmes qui ont eu le courage de venir s’inscrire à la formation sur l’agenda femme et sécurité et qui ont tenu à venir me voir en tant que pionnière pour les aider à installer le réseau national qu’on attendait depuis 25 ans », a déclaré l’ancienne Présidente du Sénat de la Transition.
De toute évidence, cet atelier représente une étape significative dans la relance de l’Agenda 1325 au Gabon. En réunissant les institutions, la société civile, les partenaires et les parties prenantes, il ouvre la voie à une meilleure coordination nationale et à la définition de nouvelles priorités.
« Il n’est jamais trop tard de poser un acte constructif, après 25 ans aujourd’hui nous allons mettre en place notre coordination. Une mère qui met au monde à 45 ans et celle qui enfante à 25 ans le bonheur est le même, celui d’être une mère et je suis très contente de la mise en place de cette initiative », s’est réjouie Élodie Diane Fouéfoué Sandjoh, ministre de la Femme, de la famille et de la protection de l’enfance.
L’appui de la Première Dame et de la Présidente du Sénat témoigne d’une volonté politique forte de placer les femmes au cœur des stratégies de paix et de sécurité au Gabon. Cet événement marque un tournant dans la prise en compte des femmes dans les processus de paix, renforçant ainsi l’engagement du Gabon envers la promotion de la paix et de la sécurité.

La Résolution 1325, adoptée en 2000 par les Nations-Unies, est le fondement de l’Agenda ‘’Femmes, Paix et Sécurité’’ (FPS), complété par huit résolutions connexes. Le Gabon a mis en place un Plan d’Action National 2020-2023, mais l’absence d’un rapport d’évaluation a souligné le besoin urgent de cet atelier.
Quatre experts gabonais, formés en 2023 à l’Université Senghor d’Alexandrie avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), ont pris l’initiative de mobiliser les acteurs institutionnels, communautaires et techniques locaux, à l’effet de son appropriation et son implémentation.
Alph ’-Whilem Eslie et Frida
