Alors que le gouvernement multiplie les initiatives pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) est pointée du doigt par l’Organisation gabonaise des consommateurs (OGC) qui dénonce une hausse vertigineuse des prix de produits de première nécessité qu’il écoule pour lutter contre la vie chère.
« L’augmentation des prix de sac du riz de 44 kg, de 20900 francs CFA à 22350 FCFA entre le début et la fin du mois d’octobre 2026, soit plus de 1450 francs CFA (+6,93%), montre que la centrale d’achat du Gabon (CEAG) ne joue plus son rôle de stabilisateur des prix », a fait observer dans un communiqué, Ibrahim Tsendjet Mboulou, président de l’Organisateur gabonaise des consommateurs (OGC) ;
L’organisation des consommateurs s’interroge sur la justification économique d’une telle hausse, qu’elle estime non expliquée par des facteurs économiques majeurs. Elle considère également que cette évolution contredit les objectifs de la mercuriale des prix prorogée par le gouvernement dans le cadre de sa politique de lutte contre la vie chère.
« En augmentant ces prix, la Centrale d’achat du Gabon neutralise l’impact de la mercuriale, crée un signal inflationniste et affaiblit la politique publique de protection du pouvoir d’achat », souligne-t-il.
Une situation d’autant plus préoccupante que le riz constitue un produit de consommation courante pour de nombreux ménages gabonais. Toute variation de son prix peut ainsi peser directement sur les dépenses quotidiennes des familles.
Pour l’OGC, l’enjeu dépasse désormais le seul prix du riz. Si aucune mesure corrective n’est prise par les autorités compétentes, la hausse pourrait alimenter les tensions sur le marché des produits alimentaires à l’approche des fêtes de fin d’année. L’organisation redoute notamment que les ménages gabonais abordent cette période avec des prix toujours plus élevés, alors que leurs capacités financières sont déjà mises à rude épreuve.
Antoine Relaxe
