À l’occasion d’une journée de sensibilisation aux cancers féminins organisée le 15 octobre 2026 à la Tour ANINF à Libreville, le Directeur général de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), Alberto Wenceslas Mounguegui Moudoki, a instruit la mobilisation d’une enveloppe de 10 millions de FCFA en faveur de trois femmes confrontées à la maladie. Un geste de solidarité qui traduit la volonté de l’institution de placer la santé et le bien-être de ses agents au cœur de ses priorités.
Derrière les infrastructures numériques, les projets technologiques et les missions de service public, il y a avant tout des femmes et des hommes dont la santé mérite une attention particulière. C’est tout le sens de la journée de sensibilisation aux cancers féminins organisée par l’ANINF.
Moment fort de cette rencontre, les témoignages de trois femmes confrontées au cancer ont suscité une vive émotion et donné lieu à un geste concret de solidarité de la part du directeur général, Alberto Wenceslas Mounguegui Moudoki. Touché par les récits de ces femmes, entre souffrance, épreuves personnelles, résilience et espoir, le responsable de l’ANINF a instruit l’agent comptable et le contrôleur budgétaire de mobiliser une enveloppe de 10 millions de FCFA pour leur venir en aide.
« La santé n’a pas un coût, c’est un investissement », a-t-il souligné, rappelant que l’accompagnement des personnes malades ne saurait se limiter aux discours de sensibilisation.
L’enveloppe traduit une volonté d’apporter une réponse concrète aux difficultés rencontrées par les personnes touchées par le cancer. Les témoignages entendus lors de cette rencontre ont mis en lumière les réalités humaines de la maladie, mais aussi l’importance du soutien moral, matériel et financier dans le parcours de soins.
Pour cette édition d’octobre rose consacrée à la débilisation des cancers féminins pour une prise en charge prise en charge précoce en cas de maladie, le Ministère gabonais de la Santé a retenu le thème est : « unis par l’unique », qui appelle à reconnaître la singularité de chaque femme et de son combat, tout en encourageant une mobilisation collective face à la maladie.

Invitée à cette rencontre, le Dr Line Silat Tamo épouse Nzoumba Moukagni, oncologue à l’Institut de cancérologie d’Akanda, a, présenté les différents cancers féminins, en insistant sur la nécessité de renforcer les connaissances des femmes sur ces pathologies. Son intervention a notamment mis l’accent sur le dépistage précoce, la palpation des seins et le suivi médical. Autant de démarches essentielles pour favoriser une détection rapide des anomalies et orienter les patientes vers une prise en charge adaptée.
Les échanges ont ainsi permis de rappeler que l’information et la prévention constituent des leviers indispensables dans la lutte contre les cancers féminins. Ils contribuent également à briser le silence autour de la maladie et à encourager les femmes à consulter sans attendre l’apparition de symptômes préoccupants.
Pour Nadine Gaudong, agente de l’ANINF, les témoignages partagés au cours de cette journée ont porté un message essentiel : « il y a de l’espoir », même face à la maladie.
Cette initiative ne constitue pas une action isolée. Le 13 mars 2026, l’ANINF avait déjà accueilli l’association Endofi Gabon pour une rencontre de sensibilisation consacrée à « l’endométriose et l’hypofertilité ».
Cette précédente rencontre avait permis d’aborder les douleurs liées à l’endométriose, les difficultés de diagnostic ainsi que les conséquences possibles de cette maladie sur la fertilité. De l’endométriose aux cancers féminins, l’Agence manifeste par là un intérêt croissant pour des problématiques de santé qui concernent directement les femmes.
Cette mobilisation, souligne-t-on, s’inscrit dans une ambition plus large d’amélioration de l’accès aux soins et de protection des populations, portée par le président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema.
Antoine Relaxe
