Le ministre des Transports, de la marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, à l’ouverture des travaux / Gabonactu.com
La 16e réunion du Comité de contrôle des navires par l’État du port du Mémorandum d’entente d’Abuja (MoU) s’est ouverte ce lundi, au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie de Libreville. La rencontre réunit les représentants de 22 États d’Afrique de l’Ouest et du Centre autour du thème « Renforcer le régime de contrôle des navires par l’État du port, résilient et tourné vers l’avenir ». Les travaux portent notamment sur la sécurité maritime, le contrôle des navires sous normes et l’harmonisation des inspections. La cérémonie d’ouverture était placée sous les auspices du Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault.

Pendant 5 jours, les participants examineront les résultats obtenus par les États membres dans le contrôle des navires étrangers. Les échanges porteront notamment sur le taux d’inspection, la qualité des contrôles et le respect des normes internationales. Un bilan des décisions prises lors de la précédente conférence ministérielle sera également présenté.
La rencontre accorde une place particulière aux nouveaux défis du secteur maritime. La gestion des eaux de ballast, la numérisation des administrations, la cybersécurité, le vieillissement des flottes et les navires à propriété dissimulée figurent également parmi les sujets à l’ordre du jour. Les participants doivent aussi discuter du contrôle des navires de pêche et des conditions de travail des gens de mer.
Pour la Direction générale de la Marine marchande du Gabon, le contrôle par l’État du port constitue un moyen de vérifier la conformité des navires étrangers aux principales conventions maritimes internationales.
La Directrice générale, Frédérique Avome Angue Oliveira Guévit, a rappelé que « les ports de la région concentrent une grande partie des échanges commerciaux et que la présence de navires sous normes peut exposer les équipages, les infrastructures et l’environnement à des risques ». Ces contrôles concernent notamment les conventions SOLAS, MARPOL, STCW et la Convention du travail maritime de 2006.

Le Secrétaire général du MoU d’Abuja, le Capitaine Sunday Michael Umoren, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les administrations maritimes. Il a appelé les États membres à maintenir leurs efforts en matière d’inspection, de formation des agents et de partage des informations afin d’améliorer l’efficacité du dispositif régional.
Le ministre des Transports, de la marine marchande et de la logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a rappelé que la sécurité maritime constitue un élément important pour le développement de l’économie bleue. « Des ports fiables et des navires conformes aux normes internationales contribuent directement à la protection des personnes, des infrastructures et de l’environnement », a-t-il indiqué.
Les travaux de cette 16e réunion doivent également permettre de définir les priorités du MoU d’Abuja pour la période 2026-2030. L’admission de nouveaux membres, le renforcement du secrétariat et l’amélioration des systèmes d’information figurent parmi les dossiers soumis à l’examen des participants. Les conclusions de la rencontre serviront à orienter les prochaines actions des administrations maritimes des 22 États membres.
Féeodora Madiba et Christina Thélin Ondo
