Oyem : un présumé trafic d’ossements humains démantelé, deux suspects interpellés

Une affaire aussi macabre qu’inquiétante secoue la ville d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem (nord du Gabon). Deux jeunes hommes ont été interpellés dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé trafic d’ossements humains, après la découverte d’un sac de voyage contenant un squelette humain partiellement reconstitué. L’enquête, conduite par la Brigade anti-criminalité (BAC) sous l’autorité du parquet de la République, se poursuit afin d’identifier tous les protagonistes et de déterminer l’origine exacte des restes humains.

Selon des informations rapportées par le quotidien L’Union, les faits remontent au 10 juillet dernier. Les services du commissariat central d’Oyem ont été alertés par un signalement anonyme faisant état d’un individu transportant des ossements humains qu’il cherchait à vendre. Informé sans délai, le parquet a aussitôt confié les investigations à la Brigade anti-criminalité.

Quelques heures plus tard, les enquêteurs interpellent Stévy Ondo Nang, âgé de 25 ans, au poste de contrôle de Nkolayop, sur l’axe Oyem-Mitzic. Lors de la fouille de son sac de voyage noir, les policiers découvrent un crâne, une mâchoire inférieure, des tibias, un fémur, un bassin ainsi que plusieurs autres ossements humains. À ses côtés se trouve un autre jeune homme, présenté par les enquêteurs comme un intermédiaire présumé chargé de faciliter la transaction. Les deux suspects sont immédiatement placés en garde à vue.

Au cours de son audition, Stévy Ondo Nang aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Toujours selon L’Union, il affirme avoir agi avec un individu identifié sous le prénom de « Jorick », surnommé « Mexicain ». D’après ses déclarations, les deux hommes auraient exhumé un squelette dans une tombe située derrière l’hôpital militaire, dans le secteur de Bambouchine, au PK9 de Libreville, avant d’en récupérer plusieurs parties.

Le suspect indique également que les ossements auraient été acheminés jusqu’à Oyem par l’intermédiaire d’un transporteur, puis dissimulés dans une poubelle à proximité du domicile de sa grand-mère, dans le quartier Nkomayat. Il soutient qu’il attendait un acheteur au moment de son interpellation.

Ces déclarations devront toutefois être confirmées par les investigations en cours. Les enquêteurs s’emploient désormais à identifier la sépulture qui aurait été profanée, à retrouver les éventuels complices mentionnés par le principal suspect et à établir les circonstances exactes de cette affaire.

Antoine Relaxe

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