La deuxième édition du Salon du livre jeunesse de Libreville (SLJL) a officiellement ouvert ses portes ce mardi à la Chambre de commerce de Libreville, prévue jusqu’au 11 avril, sous le thème « Lire le monde de demain ». Porté par l’Association pour la promotion du livre et des arts (APLA), l’événement vise à raviver l’intérêt des jeunes pour la lecture et à les encourager à l’expression littéraire.

La deuxième édition, réunit un large panel d’acteurs du monde du livre autour de panels, ateliers, expositions et rencontres professionnelles. Le Cameroun, pays invité d’honneur, est au cœur de cette édition, illustrant la volonté des organisateurs de valoriser la littérature jeunesse africaine et de renforcer les échanges culturels.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs membres du gouvernement, des acteurs culturels ainsi que le maire de Libreville. Des délégations venues du Tchad, de la Guinée équatoriale, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Congo-Brazzaville, de Madagascar et de la Turquie participent également à ce rendez-vous à dimension internationale.
La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camelia Ntoutoume Leclercq, a insisté sur l’importance de ce type de rencontres pour la jeunesse.
« L’ambition du gouvernement est de placer l’éducation au cœur de ses priorités nationales et de redonner à la littérature de jeunesse sa véritable place au sein de nos apprentissages scolaires », a-t-elle déclaré, soulignant l’intégration de la littérature jeunesse dans une dynamique de transformation pédagogique.
La présidente de l’APLA et du comité d’organisation, Sylvie Ntsame, a pour sa part expliqué : « Ce projet ambitieux vise à transmettre l’héritage africain aux jeunes générations, qui sont l’avenir du continent. Transmettre cet héritage, c’est contribuer à la construction du monde de demain ». Elle a ajouté que les ouvrages destinés à la jeunesse africaine, qu’ils soient illustrés ou non, « revêtent le plus souvent une dimension didactique et pédagogique ».
L’écrivaine gabonaise Justine Mintsa, co-marraine de l’événement, a indiqué : « Placé sous le thème “Lire le monde de demain”, ce salon nous offre l’opportunité de réfléchir aux enjeux du futur tels qu’ils se dessinent dans la littérature de jeunesse francophone subsaharienne. Cette littérature, mêlant contes, albums, poésie, bandes dessinées, récits illustrés et théâtre, a pour vocation d’initier les jeunes à la lecture et de contribuer à leur formation ».

Quant à l’autrice camerounaise Djaïli Amadou Amal, représentante du pays invité d’honneur, elle a salué une initiative « porteuse de sens » et affirmé : « Cette invitation est une réelle opportunité pour le Cameroun, le Gabon et l’ensemble des pays africains de partager une culture commune autour du livre. C’est un hommage à la richesse littéraire et un pont pour renforcer la coopération culturelle ».
Animations culturelles, prestations d’enfants et expositions d’ouvrages ont ponctué cette première journée, dans une ambiance conviviale.
À l’issue du salon, le traditionnel concours de lecture « Justine Mintsa » sera organisé. Grande nouveauté cette année : un concours d’écriture destiné aux lycéens viendra compléter le dispositif. Les jeunes participants ont d’ailleurs exprimé leur reconnaissance envers les organisateurs, nourrissant l’espoir de devenir, eux aussi, des écrivains et des hommes de lettres de demain.
Pour rappel en avril 2024, la première édition du Salon du livre de la jeunesse de Libreville (SLJL),était placée sous le thème : « L’esprit qui lit ne maigrit pas ». Organisé par l’Association pour la promotion du livre et des arts (APLA), cet évènement culturel illuminera les rues de la capitale gabonaise, afin de mieux offrir à la jeunesse gabonaise un espace où elle pourra se divertir autour des livres dédiés à leur âge.
Nkili Akieme
