Enseignants de Port-Gentil : ‘’OUI’’ à la reprise des cours, ‘’NON’’ aux pressions et intimidations

Réunis mercredi à Port-Gentil, les enseignants de la province de l’Ogooué-Maritime (littoral sud), regroupés au sein des syndicats SYNETECPRO (Syndicat de l’enseignement technique et professionnel), SENA (Syndicat de l’éducation nationale) et SOS Éducation ‘’La Base’’, ont dans une déclaration commune, décidé de la reprise immédiate des cours. Une reprise des enseignements et activités académiques assortie des conditionnalités, notamment la mise en place urgente d’une Commission spéciale indépendante, appelée à travailler sous l’autorité directe du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma.  

Dans l’entendement des personnels enseignants de l’Ogooué-Maritime, cette commission, aura pour mission de poser un diagnostic approfondi des dysfonctionnements du système éducatif et de proposer des solutions structurelles et pérennes. Ils suggèrent également que les conclusions issues des États généraux de l’éducation de 2010 servent de références pour nourrir les travaux de cette instance.

Parallèlement à ce travail de fond, la Commission spéciale indépendante devra se pencher sur la résolution définitive des revendications immédiates, notamment la régularisation des situations administratives, le paiement des rappels et des vacations, la gestion des carrières, ainsi que la régularisation des situations des enseignants bénévoles et confessionnels.

A cette occurrence, ils espèrent donc que la Commission spéciale indépendante contribuera à l’instauration d’un climat de travail apaisé, propice à une résolution définitive de la crise. Ils ont appelé à la création de synergies positives entre tous les acteurs du système éducatif, afin de redonner au métier d’enseignant sa dimension de sacerdoce, vecteur d’émulation et d’épanouissement humain.

Miser sur l’intégrité et la neutralité des acteurs

Conscients que la réussite d’une telle mission républicaine repose sur la crédibilité de ses animateurs, les enseignants ont insisté sur la nécessité de désigner des personnalités neutres, intègres, compétentes et expérimentées ; ainsi que des experts rompus, appelés à les représenter dans les négociations avec les plus hautes autorités de l’État.

Les enseignants ont rappelé que le durcissement du mouvement de grève est la conséquence directe des menaces et intimidations subies par plusieurs membres du corps enseignant. S’ils reconnaissent les efforts appréciables engagés par le gouvernement de la République, ils estiment toutefois qu’aucune négociation sérieuse ne peut prospérer dans un climat de pression et d’insécurité.

Tout en saluant les efforts déjà consentis par les plus hautes autorités de la République, ainsi que les initiatives récemment engagées par l’Assemblée nationale, les participants ont jugé indispensable d’adopter une démarche de fond pour traiter durablement ce qu’ils qualifient de « grand malade » qu’est l’Éducation nationale ; annonçant dans la foulée leur décision de reprendre les cours sans délai.

Selon eux, l’avènement de la 5ème République ouvre la voie à une approche nouvelle, fondée sur des méthodes pragmatiques et des résultats concrets, au bénéfice de l’ensemble de la communauté éducative nationale.

Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji

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