Accompagnée du Ministre de la Santé du Gabon, Elsa Nkana Josephine Ayo épouse Bivigou ce mecredi 11 fevrier 2026 à Libreville, une importante délégation de la Banque Mondiale, conduite par Dennis Mclaughlin et Cheick Kanté, respectivement, vice-président chargé du risque et Directeur régional, ont, à l’issue d’une visite d’évaluation du Système d’information sanitaire (SIS) du Gabon, déployé dans le cadre du projet eGabon, manifesté leur satisfaction du fonctionnement optimal dudit système dans les 13 hôpitaux pilotes disséminés dans le Grand Libreville.
Le Projet eGabon-SIS financé par cette institution de Bretton Woods permet la digitalisation progressive desormais des actes de santé, simplifiant ainsi les procédures, au grand bonheur des patients. Une approche moderne dont l’impacts réel devra contribuer à l’amélioration de l’offre des soins au Gabon.
« Aujourd’hui c’était tout à fait rafraichissant ce que nous avons vu : un circuit patient qui été considérablement amélioré par l’introduction de ce système-là », a apprécié M. Kanté, au terme de la visite de l’hôpital de la coopération Egypto-Gabonaise, un des sites pilotes localisés dans le 5e arrondissement de Libreville.
Comme dans les 12 autres structures sanitaires, cet hôpital est entièrement informatisé. Les utilisateurs (personnel médical) apprécient à juste titre la plus-value du mécanisme venu révolution la gestion et la gouvernance dans les hôpitaux gabonais.
« En tant que site pilote, nous pouvons aujourd’hui confirmer les biens faits de l’installation de ce système au niveau de l’hôpital Egyto parce que, en un an, nous avons non seulement pu apprécier la réduction du temps d’attente des patients, la centralisation des finances mais aussi la disponibilisation du dossier patient », a déclaré visiblement satisfaite, Gisèle Mounguengui épouse Bouanga, directeur général de l’hôpital de la coopération Egypto-Gabonaise.
Dans son intervention, le Ministère de la santé a fait un plaidoyer auprès de la Banque Mondiale qui a répondu positivement, pour intégrer le SIS au sein du Centre hospitalier régional de Libreville (CHUL), la plus grande structure sanitaire du pays.
« Nous sommes appelés à nous étendre dans la plus grande structure sanitaire de Libreville qui est le Centre hospitalier universitaire de Libreville mais surtout nous étendre dans toutes les provinces, dans tous les Centres hospitalier régional (CHR) de façon à ce que personne ne soit écarté de ce programme », a-t-elle rassuré.
Camille Boussoughou
