En ma qualité de conseil de Monsieur Jean Gaspard NTOUTOUME AYI, député de la Nation, je sollicite la publication du présent droit de réponse, conformément aux principes régissant le droit de la presse.
L’article susvisé contient plusieurs affirmations factuellement inexactes et juridiquement erronées, qu’il convient de rectifier afin de rétablir la vérité auprès de vos lecteurs.
Premièrement, il est faux d’affirmer que l’affaire aurait été renvoyée au rôle général à la demande du ministère public en vue d’engager une procédure de levée de l’immunité parlementaire de Monsieur Jean Gaspard NTOUTOUME AYI. La réalité est la suivante : lors de l’audience concernée, Maître Gisèle Eyue Bekalé, partie poursuivante, ne s’est pas présentée et n’était représentée par aucun avocat. Cette absence, plusieurs fois constatée, a motivé, à elle seule, le renvoi de l’affaire au rôle général, ainsi qu’il ressort du déroulement de l’audience.
Deuxièmement, l’article procède à une confusion juridique manifeste en attribuant au ministère public une initiative procédurale qu’il ne détient pas.
La procédure engagée est une citation directe par voie d’huissier, initiée par Maître Eyue Bekalé. Dans ce cadre, le ministère public n’est pas poursuivant, mais partie jointe. Il ne peut ni engager l’action, ni solliciter un renvoi dans le but d’initier une procédure de levée de l’immunité parlementaire. Affirmer le contraire relève d’une méconnaissance des règles élémentaires de procédure pénale.
Troisièmement, aucune juridiction n’a, à ce stade, ordonné ou envisagé une levée – provisoire ou définitive – de l’immunité parlementaire de Monsieur Jean Gaspard NTOUTOUME AYI. Parler de « menace » est donc excessif, infondé et de nature à induire l’opinion publique en erreur.
Monsieur Jean Gaspard NTOUTOUME AYI demeure pleinement disposé à répondre de ses actes dans le strict respect de la loi et des institutions de la République. Il ne saurait toutefois accepter que des informations inexactes soient présentées comme des faits établis.
Nous invitons votre rédaction à faire preuve, à l’avenir, de la rigueur et des vérifications que requiert le traitement de l’information judiciaire.
Fait à Libreville, Le 05 février 2026
Ange Kevin Nzigou (avocat)
