Okondja / Transport en commun : La Mairie et les opérateurs accordent leurs violons

Sous l’impulsion du Conseil communal d’Okondja, département de la Sébé-Brikolo, province du Haut-Ogooué (sud-est), l’autorité municipale a rassemblé autour d’une même table, ce mercredi, l’ensemble des opérateurs du transport en commun : chauffeurs de taxi, exploitants de bus et autres transporteurs interurbains. Cette rencontre qui dépasse largement le simple exercice de prise de contact et de civilités, apparaît comme une démarche vers une relation apaisée et structurée entre l’administration communale et ceux qui font circuler la vie économique de la localité, dans un contexte souvent marqué des conflits permanents et des frustrations accumulées.

Taxes perçues comme arbitraires, occupation anarchique des arrêts, concurrence désordonnée sur les lignes rentables, absence de règles claires sur les horaires ou les stationnements, tous ces sujets, souvent source de tensions, ont été abordés sans détour. La municipalité veut transformer cette cohabitation parfois houleuse en véritable partenariat où chacun, élus, transporteurs et usagers trouve son compte.

Ce que la mairie appelle déjà, dans les discussions internes, un « pacte de mobilité », vise plusieurs ambitions concrètes. Fluidifier la circulation dans les artères principales et les quartiers excentrés, réduire les bouchons improvisés aux points chauds, offrir aux habitants des trajets plus prévisibles et sécurisés ; tout en garantissant aux opérateurs un cadre d’activité plus stable et moins exposé aux tracasseries.

Il ne s’agit pas seulement d’organiser l’activité sur le bitume. Il s’agit de faire du transport un levier de développement communal et un gage de paix sociale à Okondja et dans le département de la Sébé-Brikolo.

Pour les habitants d’Okondja, l’enjeu est loin d’être théorique. Dans une commune où les distances sont longues, où les villages périphériques dépendent entièrement des allers-retours quotidiens ; et où la route vers Franceville ou Makokou reste un cordon ombilical vital.

L’enjeu d’une meilleure organisation du transport se traduit directement par moins d’attente sous le soleil, des tarifs moins fluctuants et une réduction sensible des risques d’accidents liés au surchargement ou à la précipitation.

La démarche adoptée marque une rupture avec les habitudes du passé. Plutôt que d’imposer des mesures d’autorité, la municipalité a choisi la voie du dialogue direct et de la concertation. Ce choix est perçu comme un signal fort : Okondja veut anticiper ses défis plutôt que les subir et faire des transporteurs des alliés plutôt que des adversaires permanents.

Les prochaines semaines diront si cette première rencontre débouche sur des engagements précis : charte de bonne conduite signée par tous, plan de circulation partagé, aménagement de gares routières mieux organisées, fixation d’horaires indicatifs ou encore mécanismes de règlement amiable des litiges.

Elliott Ana Merveille et Darène Mabelle Ayingone

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