Port-Gentil : un taxi prend feu en pleine circulation

Un taxi urbain a pris feu en pleine circulation et en pleine journée, sur l’axe Bornaves–Ngadi, dans le 1er arrondissement de Port-Gentil. L’incident, survenu sans faire de victimes, a provoqué une vive panique parmi les usagers de la route et relancé les interrogations sur l’état mécanique des véhicules de transport en commun dans la capitale économique (littoral sud).

Selon plusieurs témoins, une épaisse fumée s’est d’abord échappée du capot du véhicule avant que les flammes ne se déclarent brutalement. Le chauffeur a aussitôt abandonné le taxi, tandis que les passants se mettaient à l’abri.

En quelques minutes, le véhicule s’est entièrement embrasé, son moteur réduit à un amas de tôles calcinées sous les regards des riverains. « On a vu le taxi rouler avec de la fumée sous le capot. Ensuite, il y a eu un bruit étrange, puis tout a commencé à brûler. Heureusement que le chauffeur est sorti à temps », témoigne Magloire Kombila, un commerçant du quartier.

Pour les professionnels du secteur automobile, l’alerte est sérieuse. « Un taxi mal entretenu, c’est une bombe à retardement. L’incendie d’aujourd’hui aurait pu coûter des vies », avertit Uche Jackson, mécanicien automobile à Port-Gentil.

Le taxi impliqué dans cet incident est un modèle Avensis, immatriculé et portant le numéro de portière 1103. L’événement remet au centre du débat la question du contrôle technique obligatoire, censé garantir la sécurité des véhicules de transport public. Sur le terrain, ces contrôles apparaissent parfois irréguliers ou insuffisamment appliqués.

Les causes exactes de l’incendie restent à établir. Toutefois, la piste d’une défaillance mécanique est privilégiée. Surchauffe du moteur, court-circuit électrique ou fuite de carburant figurent parmi les hypothèses évoquées, des problèmes souvent liés à un entretien insuffisant.

Dans les principales villes du Gabon, de nombreux taxis continuent de circuler malgré un état mécanique jugé préoccupant. Véhicules vieillissants, pièces usées et réparations sommaires sont fréquemment pointés du doigt. La pression économique conduit certains chauffeurs à retarder, voire à négliger, les révisions techniques, exposant passagers et usagers de la route à des risques accrus.

Jean-Jacques Rovaria Djodji

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