L’heure du diagnostic par Paul Ulrich Kessany

La prise de contact entre le ministre en charge des Sports et les fédérations sportives nationales ressemble déjà à un test grandeur nature. Paul Ulrich Kessany a lancé une série d’entretiens stratégiques destinés à poser les bases d’une refondation du mouvement sportif, dans l’esprit de la vision présidentielle portée par Brice Clotaire Oligui Nguéma. Au-delà des symboles et des déclarations, ces échanges interrogent le modèle de gouvernance du sport gabonais et redéfinissent les responsabilités entre l’État et ses partenaires fédéraux.

Programmées du 21 au 26 janvier, ces séances de travail visent un objectif clair : établir un diagnostic précis du fonctionnement de chaque fédération afin de relancer durablement les activités sportives, « à tous les niveaux ».

Pour ouvrir le bal, le ministre a reçu le Comité National Olympique Gabonais ainsi que quatre fédérations majeures — athlétisme, boxe, natation et basketball — marquant la volonté d’embrasser aussi bien les disciplines phares que celles en quête de structuration. Une manière d’affirmer que la relance ne sera ni sélective ni superficielle.

Cette démarche de concertation s’inscrit dans un contexte de relance institutionnelle plus large, où le sport est perçu comme un levier de cohésion nationale, de rayonnement international et d’opportunités pour la jeunesse.

Longtemps confronté à des difficultés structurelles — financement irrégulier, compétitions en dents de scie, gouvernance contestée, le sport gabonais amorce ainsi une phase de clarification. Reste à savoir si ce diagnostic partagé débouchera sur des réformes durables et un nouveau pacte de confiance entre l’État et les fédérations; condition essentielle pour transformer l’essai sur les terrains comme en dehors.

Nkili Akieme

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.